Art et culture
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Champion et Ooneemeetoo
Tomson Highway
Traduction : Robert Dickson
Éditions Prise de parole
353 pages
ISBN : 2-89423-166-0
Date de parution : août 2004
Code : PDP185
25.00 $

Les Éditions Prise de parole
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Sudbury, Ontario
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Télécopieur: (705) 673-1817

Courriel: prisedeparole@bellnet.ca

Directrice générale: Denise truax
Directeur administratif: Alain Mayotte

Voir : RÉCF

Nés dans l’univers magique des Cris, dans la plaine enneigée du Nord du Manitoba, Champion et Ooneemeetoo Okimasis grandissent heureux en compagnie des étoiles, des poissons et des caribous. À l’âge de six ans, ils sont arrachés à leur famille et envoyés dans une école catholique résidentielle du Sud. Leur langue est désormais interdite ; leurs noms aussi : ils deviennent Jeremiah et Gabriel.

Coupés des leurs, aliénés par cette culture qu’on leur impose, les frères Okimasis luttent pour leur survie. Non sans l’appui précieux de la Reine blanche – un personnage mythique, rusé et astucieux – qui permet aux personnages de se sortir de la misère du quotidien et de rejoindre un vaste, magique et espiègle univers. Pleine de vivacité et de vitalité, la Reine blanche – qui est la reine du Carnaval, en chaire et en os, dans les chapitres au début de l’ouvrage -, est l’incarnation du Trickster, ou joueur de tours de la mythologie crie.

Jeremiah et Gabriel suivront leur destinée : l’un deviendra musicien et l’autre danseur. Armes créatrices par excellence, la musique et la danse catalyseront leurs énergies. De leur art, un monde nouveau émergera.

L’auditoire était branché sur quelque espace intérieur, intime, correspondant à un vide qu’il fallait remplir, à quelque ciel sans fond, et le ciel répondait. À travers les frères Okimasis comme s’ils ne faisaient qu’un, et dans une chambre aussi vaste que le Nord, passait le soupir d’un vieillard. » Mon fils, avec ces armes magiques, crée un monde nouveau… »

Véritable célébration de la culture crie, Kiss of the Fur Queen atteint rapidement un succès critique et populaire à sa sortie en 1998.

Auteur dramatique autochtone le plus célèbre au Canada, Tomson Highway a bâti sa renommée sur ses pièces de théâtre, où il traite de la vie dans les réserves.

Tomson Highway est né en 1951 dans le nord-ouest du Manitoba. Il n’a appris à parler l’anglais qu’à l’âge de six ans. Lorsqu’il était à l’école secondaire, on le considérait comme un musicien prodige.

Il a ensuite fréquenté l’University of Western Ontario, où il a obtenu des diplômes en musique et en anglais. Il a également étudié la musique à l’University of Manitoba.

En plus d’être auteur dramatique, Tomson Highway a travaillé comme producteur, acteur et régisseur. Avant d’entreprendre sa carrière au théâtre, il avait travaillé pendant sept ans pour des organisations autochtones.

Sa troupe de théâtre « Native Performing Arts Company » est la seule troupe autochtone professionnelle à Toronto.

Entre autres distinctions, Tomson Highway a reçu, en 1986, le prix Floyd S. Chalmers pour les pièces de théâtre canadiennes, le Prix Dora Mavor Moore en 1987-1988, et le prix littéraire du Gouverneur général pour le théâtre.

Tomson Highway est l’un des auteurs les plus réputés du Canada. Ses pièces primées, The Rez Sisters (1988) et Dry Lips Oughta Move to Kapuskasing (1989), ont d’abord fait sa renommée. Avec Kiss of the Fur Queen, il se hisse au rang des grands écrivains de la littérature canadienne.

«Tomson est non seulement une figure de proue de la communauté autochtone, il est un Canadien qui inspire à tous le désir de se dépasser en tant qu’artiste et être humain. » Martin Bragg

Highway tisse souvenirs d’enfance, rêves surréels, réalité pitoyable et humour bouffon dans un fascinant… entrelacement d’histoires. Montreal Gazette


Robert Dickson, – lauréat du prix du Gouverneur général 2002 pour son recueil Humains paysages en temps de paix relative – signe la version française de Champion et Ooneemeetoo. Originaire de l’Ontario, Robert Dickson est actif dans le milieu artistique franco-ontarien depuis plus de vingt-cinq ans. Il a publié cinq recueils de poésie. Professeur de littérature à l’université Laurentienne, il a également traduit plusieurs pièces de Jean-Marc Dalpé.

Humains paysages en temps de paix relative
Robert Dickson
Oeuvres en page de couverture et à l’intérieur de l’ouvrage, et conception de la couverture : Sofi Hémon
Prise de Parole
60 pages
2002
15,95 $

En ouvrant le livre, j’ai vu les paroles de Leonard Cohen de l’album My Secret Life et par la suite, en lisant tous les tableaux poétiques, il me semblait entendre une musique de jazz, en arrière-plan. Le ton était donné.

La représentation graphique du livre s’harmonise à la syntaxe : enjambements, coupures, brisures entremêlés de couleurs, de hachures et de textures.

La présence du poète à son monde immédiat et environnant m’amenait à penser, qu’il serait aussi excellent haïkiste! Il a une justesse dans ses perceptions et il capte admirablement bien les détails de « l’ici et le maintenant »…

la peau caresse l’eau entoure la peau

à l’aise dans l’eau et dans la peau

l’eau et la peau

ou

je fais mon jogging mental alors

qu’un coureur passe devant

le bruit mat d’espadrilles sur asphalte

Avec une belle simplicité, Robert Dickson nous invite dans son intimité. Avec lui, on voyage, de Fredericton jusqu’à Vancouver, en passant par Sudbury et Ottawa.

Une méditation profonde sur le quotidien : le banal et les grandes questions mariées dans des petits et de formidables moments.

C’est l’homme en relation avec son milieu, sans cri d’angoisse ou de détresse, pour un instant… mais en sourdine, une dérive qui s’annonce… Sa conception temporaire de son univers est bien relative à sa conscience planétaire.

la poésie sa carte de droit de cité en poche

est assise sur la roche face à la violence

et face à la paix temporaire du paysage

J’aurais aimé entendre la voix de Monsieur Dickson. La poésie, pour moi, est écrite pour être lue. Pour un soir, je l’aurais écouté sereinement me pointer les étoiles et j’aurais oublié les requins qui se promènent sous mon radeau de la vie.

Je me suis quand même bercée avec ce livre sur mes genoux. Je l’ai refermé et à ma surprise, j’étais devenue plus ouverte au langage du monde qui m’entoure.

Pour vous qui aimez la poésie, à lire ou à laisser sur votre table pour vos ami.e.s ou vos adolescents.