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Avec Cuire ce qu’il nous reste, Martin Pouliot offre aux lecteurs une poésie où la violence des désirs et l’absurdité du monde contemporain se manifestent dans des textes brefs : la cruauté et la douleur ne s’expriment pas par le chant et le rythme, mais par le cri, l’isolement du mot ou du vers très court au milieu du silence et du non-dit qui ouvre un espace imaginaire souvent trouble.

Chez Martin Pouliot, l’homme est corps et nerfs, écorché parfaitement conscient de tout ce qui le rend parfois à la merci de la vie, et du destin.

«je tourne sur mon axe en plantant
des chiffres dans mon corps

un homme au bout de son sang
un athlète de la défaite

vieillir ne me dit rien de bon
je m’adonnerai aux sports extrêmes »

« ciago de lado plantando
los anos en mi cuerpo

un hombre
al peso de su sangre

un atleta de la derrota

envejecer no me dice
nada bueno

me pondré a practicar
deportes extremos »

CUIDAR LO QUE NOS QUEDA
CUIRE CE QU’IL NOUS RESTE
Martin Pouliot
Traduccion de Blas Roldan
LES ÉDITIONS ÉCRITS DES FORGES
LITERALIA EDITORES
Coleccion « Mundo » numero 1
2005 – 112 pages – 10,00$ – 10,00 euros

LES ÉDITIONS ÉCRITS DES FORGES

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