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ENRICO MACIAS

La Salle Rolland Brunelle de Joliette accueillait hier soir, entre deux récitals à Montréal, Enrico Macias.

Qui n’a pas entendu parler d’Enrico Macias !!!

Il est né le 11 décembre 1938 à Constantine en Algérie de père Andalou et de mère provençale.

Enfant de soleil, Enrico a grandi dans les rues ensoleillées de Constantine et il s’est amusé à gratter la guitare que son père lui avait offerte pour son anniversaire.

Cependant, en 1961, il doit quitter son pays.

Pour lui, c’est plus qu’un adieu, c’est plus que l’exil, c’est un déchirement.

Et c’est depuis ce temps, qu’il parcourt le monde avec sa guitare, ses musiciens et ses chansons.

Enrico Macias, c’est l’émotion pure avec cette force et cette générosité qui le distingue.

Le célèbre pied-noir, à l’âme ensoleillée nous transporte avec ses succès « Filles de mon pays », « Noël à Jérusalem, « Dis-moi ce qui ne va pas », et plusieurs autres.

Excellent guitariste, il nous fait montre de son savoir-faire lors de plusieurs chansons.

Avec sa voix de soleil, j’aurais aimé qu’il nous parle un peu plus souvent entre deux interprétations. Il l’a toutefois très bien fait en présentant la chanson des martyrs qui tombent sous les balles de fous…

En plus de chanter en français avec son si bel accent, il a interprété quelques chansons en arabe ancien; une langue magnifique qui nous fait voir, dans notre imaginaire, des danseuses du ventre avec leurs voiles, des déserts de sable et de dunes.

Dans la salle, plusieurs syriens assistaient au spectacle, ce qui donnait beaucoup d’ambiance, car ils intervenaient en arabe. On a même eu droit à quelques reprises au cri strident d’une dame qui lancait son youyou oriental…

Spectacle sans entracte, j’apprécie beaucoup;
toutefois, 90 minutes…rappels inclus… c’est un peu court, il me semble…

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