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1- Comment présenteriez-vous votre livre ?

C’est la finale de la trilogie Dreamwalkers. Pour présenter ce livre, je dois présenter tout d’abord la série.

Les voyageurs de la nuit, ou dreamwalkers, sont des personnes qui ont la capacité de voyager dans le rêve de tout individu, en particulier ceux avec qui ils ont eu un contact physique. Imaginez un instant avoir accès à l’inconscient profond d’une personne et pouvoir lui soutirer ses pensées les plus intimes. Ou encore, avoir la capacité de l’influencer… Vous pourriez même la rendre dépressive et la pousser au suicide, et il n’y a aucune loi contre ça.

Le premier tome, Les voyageurs de la nuit raconte l’histoire de deux ennemis mortels avec le même pouvoir. L’un deux, un bourreau sans aucune éthique, est prêt à tout pour être le seul à posséder un tel pouvoir. Le second, Samuel, ignore tout de ses capacités. Dans ce volet, le lecteur fait également la connaissance d’un Ancien, une créature sans attache physique, que Samuel rencontre dans un rêve.

Le second tome, L’Incréé, raconte la trahison de l’Ancien et sa soif de posséder un corps pour faire l’expérience de la vie. Aidé par un groupe de fanatiques religieux qui voient en lui un ange divin, il cherche à augmenter la puissance de son hôte sans égard aux milliers de victimes qui en subissent les conséquences.

Dans le dernier tome, Le forgeron du destin, Sam doit affronter cette créature et la mettre hors d’état de nuire. Mais comment détruire une créature qui ne connaît pas la mort ? Et comment y arriver avant que les autres anciens annihilent tout être vivant pour contrecarrer celui qu’ils considèrent un renégat ?

Chaque livre est une escalade du précédent. Dans le dernier tome, tout est enfin expliqué et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises. Samuel est différent, mais à quel point ?

2- Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière liée à l’écriture de votre livre ?

Lorsque j’ai commencé à écrire, je l’ai caché. J’ignorais si j’aurais la patience de me rendre jusqu’au bout, et je ne voulais surtout pas devoir m’expliquer à qui que ce soit si je décidais d’arrêter. Mais j’ai continué. Et j’ai terminé un manuscrit de 840 pages.

Les réactions ont été diverses lorsque ça s’est appris. « Toi, écrivain ? » « 800 pages, c’est beaucoup trop gros ! » « Si c’est plate, ça va être plate longtemps ! » « Ce n’est pas rentable, pourquoi tu ne fais pas quelque chose de plus constructif ? » « Tu devrais couper ça et en faire de petits livres ! » etc etc.

Bien, non seulement j’ai remporté un premier prix avec ce livre (prix d’excellence en édition indépendante Quadriscan 2013), mais les gens en ont redemandé. J’ai publié le second tome un an plus tard. Moins de trois semaines après sa parution, un libraire est passé par-dessus mon distributeur pour m’appeler directement à la maison et commander mon 3ème tome.

Et j’en commençais à peine l’écriture ! Pour quelqu’un qui aurait dû se trouver un autre passe-temps, difficile d’imaginer une meilleure motivation !

3- Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

Mes personnages. Sincèrement.

Cette histoire me hantait depuis presque 20 ans. Certains écrivains contrôlent leurs personnages, et parfois, ils en sont les esclaves. C’est ce que j’ai découvert à travers cette œuvre qui ne devait, à l’origine, qu’être un petit roman de 200 pages. Suite au premier tome, complet par lui-même avec sa propre conclusion, j’ai entrepris l’écriture d’un autre roman, sans rapport avec celui-ci. J’ai dû abandonner, l’histoire des dreamwalkers continuait de me hanter.

Mes personnages sont des bourreaux. Tous autant qu’ils sont !

4- Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

Dean Koontz, sans le moindre doute. J’ai adoré la plupart de ses œuvres, mais j’ai eu un coup de foudre pour Chasse à mort et Les yeux foudroyés. On a comparé mon écriture à la sienne, ce qui est peut-être normal : on écrit ce qu’on aime lire, non ?

Un autre auteur se démarque pour moi : Arthur C. Clarke. Mes lectures préférées sont Rendez-vous avec Rama, et 2001 l’Odyssée de l’espace. Si Koontz m’a appris le suspense, alors Clarke m’a appris l’escalade d’une histoire vers une finale qui fait rêver.

5- Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Pendant l’écriture, non, pas vraiment. J’écris n’importe quand ou n’importe où, même pendant mes heures de dîner.
Après mon écriture et la publication du livre, cependant, je me suis créé ma propre tradition, si on peut dire. Je fais laminer la couverture, format nature 6×9, et la suspends dans mon bureau.

C’est mon trophée… la preuve que j’ai atteint un autre rêve.

6- Quels sont vos projets ?

Continuer à écrire. Continuer à être lu. Les commentaires et courriels de lecteurs m’encouragent à le faire et l’écriture elle-même est un merveilleux moyen pour évacuer la pression.
J’aimerais également pouvoir un jour publier d’autres auteurs dans la même niche littéraire que la mienne.

DREAMWALKERS
3. LE FORGERON DU DESTIN
Alain Lafond
LES EDITIONS ONIRIUM
2016 – 590 pages – 25,00$
Version numérique 9,99$

MA CHRONIQUE

LES ÉDITIONS ONIRIUM