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Comment présenteriez-vous votre livre ?

Les Steppes de Gengis Khan est le tome 2 des aventures de mon héroïne Joséphine Watson-Finn, archéologue franco-britannique qui enseigne à l’université Mc Gill. Ses expertises pour l’Unesco l’entraînent partout dans le monde, et après le tome 1 sur la côte dalmate (Croatie) dans L’île de Marco Polo, elle est cette fois en Mongolie. Avec Raphaël Weyland comme conseiller historique pointu et subtil, la série traite du besoin de croire de l’être humain et du détournement des religions à des fins d’exploitation commerciales et de radicalisation. Mais les relations humaines sont néanmoins très développées dans ce roman comme dans tous mes romans, en particulier les liens familiaux, les relations affectives et amoureuses.

 

Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière liée à l’écriture de votre livre ?

Si je connais très bien la Croatie parce que ma mère y habite depuis 40 ans, je n’ai jamais mis les pieds en Mongolie. Pourtant, tous ceux qui ont lu Les Steppes de Gengis Khan me disent « hey, on jurerait que tu as passé ta vie en Mongolie » j’ai fait énormément de recherches et j’ai appris des millions de choses sur ce pays dont j’ignorais tout au départ. C’est ce que j’ai appris de la réalité de la vie terrifiante des peuples nomades, et notamment des jeunes, qui m’a fait construire l’intrigue du livre.

Mais j’avais déjà fait ça : Fleur de Cerisier (VLB, 2014) se passe au Vietnam et je n’ai jamais été au Vietnam.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

Comme je viens de l’expliquer, ce qui est certain c’est que tous mes livres sans exception sont consacrés à l’altérité, l’ailleurs. On y voyage toujours et on y parle des langues étrangères toujours. J’ai le goût des autres et de l’inconnu, de ce que je connais pas encore. C’est pour ça que j’écris.

 

Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

Édith Wharton pour la critique sociale, Annie Ernaux pour l’authenticité introspective, Fiodor Dostoïevski pour le goût de l’envers du décor, et Victor Segalen, éternel écrivain voyageur… mais il y en a tellement d’autres !

 

Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Non. J’écris tout le temps, depuis l’âge de 9 ans où j’ai annoncé que je serai écrivaine, allez savoir pourquoi… En fait, il m’importe peu de savoir pourquoi. J’écris comme je respire, c’est très naturel pour moi. C’est ma façon de vivre et c’est ma vision du monde. On me dit tout le temps « comment fais-tu pour publier 4 à 5 livres par an ?» et cette question m’énerve. Je le fais c’est tout, mais il se peut que j’arrête d’écrire demain, qui sait ? Les Steppes de Gengis Khan est mon 40ème livre… wow, je viens d’en prendre conscience !…

 

Quels sont vos projets ?

En même temps que Les Steppes de Gengis Khan paraissent les deux nouveaux tomes de ma série pour les adolescents C’est quoi l’rapport (Éditions de l’Homme) co écrits avec la psychologue Marie-Josée Mercier et consacrés respectivement à la famille recomposée et à l’homosexualité et l’homophobie. Sinon, pour parution en 2017, je prépare une saga qui se passera dans le milieu de la danse à Montréal, une biographie du cinéaste Jean-Claude Labrecque pour 2017 et bien sûr… le tome 3 des aventures de Joséphine Watson-Finn, cette fois en Iran…

 

 

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LES STEPPES DE GENGIS KHAN

Aline Apostolska

LES ÉDITIONS ÉDITO

Suspense

2016 – 320 pages – 24,95$

MA CHRONIQUE

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