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OBJETS DE GUÉRISON
Jacques Lazure
VLB ÉDITEUR
Collection Fiction
2007 – 160 pages – 17,95$

En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?

C’est un recueil de nouvelles divisé en quatre parties, quatre séries d’objets, dont le sujet principal est la mort. Les histoires sont courtes, elles posent des questions plutôt que d’apporter des réponses, du genre : peut-on guérir de la mort ? d’où son titre, Objets de guérison.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage et à le publier ?

Au cours des années, pendant que j’écrivais des romans, je couchais aussi sur papier des idées qui constituaient de courtes histoires. Je me suis rendu compte que ces histoires avaient des liens, qu’elles pouvaient s’inscrire dans un projet plus vaste, un recueil, par exemple. Je les ai retravaillées en ce sens, les ai séparées en différentes parties et le tout semblait se prêter à une publication. J’ai donc envoyé le manuscrit à mon éditeur.

En quoi se distingue-t-il si on le compare à d’autres livres traitant du même sujet ?

Il s’adresse à un lectorat exigeant, c’est-à-dire qui recherche, dans la lecture, plus qu’un simple divertissement. Le recueil n’est pourtant pas aride, ni d’un style trop rebutant; au contraire, il se lit très bien, assez rapidement même, mais il suscite des questions, provoque aussi un certain malaise. Il plaira à ceux et celles qui préfèrent l’émotion intime d’un personnage plutôt qu’une intrigue complexe, élaborée.

En quoi se distingue-t-il si on le compare à d’autres livres traitant du même sujet ?

Il se distingue par son originalité. Gilles Vigneault a déjà affirmé : « Tout a été dit, mais pas par moi ! » Il avait raison : chaque auteur a son propre style, et je crois avoir le mien. Tous les écrivains ont parlé de la mort, c’est un sujet vieux comme le monde, mais chacun l’a traité à sa façon, selon son expérience. J’ai travaillé dans des hôpitaux, j’ai côtoyé des gens malades, des gens près de la mort, et ce contact, ce « lien privilégié », si j’ose dire, transparaît dans ce que j’ai à écrire sur ce sujet.

Quels sont vos rituels d’écriture ?

Chez moi, j’écris tôt le matin. Mes romans jeunesse, je les écris habituellement directement à l’écran, après avoir fait un plan et de la recherche, plan que je ne respecte d’ailleurs jamais à la ligne, préférant m’égarer dans le labyrinthe des mots. Pour la littérature plus adulte, je préfère encore, au premier jet, le cahier et le crayon à la mine. Je traîne avec moi des carnets pour continuer mes projets en dehors de chez moi. J’écris donc partout : dans une cafétéria, dans un parc, dans un restaurant, etc. Le bruit ne m’incommode pas du tout.

Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marqué ?

Au Québec, Yves Thériault a profondément marqué mes premières lectures. Puis, ce sont des poètes qui m’ont donné le goût d’écrire : Gaston Miron, Anne Hébert et, plus récemment, François Charron. Du côté américain, j’aime toute l’œuvre de Paul Auster. Trois livres m’ont également particulièrement marqué : Les armes secrètes de Julio Cortázar, Contes d’amour, de folie et de mort d’Horacio Quiroga, et Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier.

Qu’est-ce qui vous passionne ?

La littérature, évidemment, et ce, sous toutes ses formes : romans, poésie, contes. J’ai un penchant pour le fantastique (j’en écris en littérature jeunesse), et ces temps-ci je m’intéresse particulièrement aux histoires de diables et de démons. J’adore également la musique rock ; comme je suis de la génération du « progressif », je suis choyé aujourd’hui par tous ces groupes d’« indie rock » et d’électronique qui font un rock aussi élaboré que dans les années soixante-dix.

Quels sont vos projets ?

J’ai terminé un roman jeunesse dont le sujet est la mandragore magique ; il paraîtra à l’automne 2007. J’achève d’écrire un roman d’épouvante qui s’adresse à un public adulte. De plus, j’ai commencé tranquillement un autre projet de roman adulte et je prépare le plan de mon prochain roman jeunesse. Beaucoup d’idées, donc, et j’espère trouver le temps nécessaire pour coucher tout ça sur papier.

OBJETS DE GUÉRISON

VLB ÉDITEUR