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En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?

À travers la déchéance amoureuse d’un couple, c’est surtout la poursuite des illusions, la fragilité des apparences que nous nous construisons et qui finissent tôt ou tard par éclater, nous laissant alors à nous-même, qui sont les véritables thèmes de Ce désert de sel…

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage et à le publier ?

C’est d’abord sous le simple thème de la rupture et de la poursuite d’une (double) illusion que les premières pages furent rédigées. Ensuite, au fur et à mesure que la suite poétique se développait, de nouvelles pistes de lecture apparaissaient et venaient nourrir le livre.

À votre avis, à qui votre livre s’adresse-t-il ?

À tous ceux qui voudront bien le lire…

En quoi se distingue-t-il si on le compare à d’autres livres traitant du même sujet ?

Un livre de poésie ne présente jamais qu’un seul thème et qu’un seul angle, et c’est donc la combinaison de ces deux éléments qui fait l’originalité des œuvres, sans oublier bien sûr la voix propre à chaque auteur. En ce qui concerne Ce désert de sel…, je dirais que la mobilité est un trait essentiel. Nous voyageons constamment entre des points de repère qui tendent à s’effacer. Nous passons ainsi d’une réalité à une autre, du salon à Barcelone, de l’intime au public, du réel à l’illusion, du point de vue de la femme à celui de l’homme, d’un là-bas qui se dérobe toujours à une femme qui est sans cesse ailleurs. Et les éléments se fuient et se poursuivent, se rencontrent hors frontières, comme dans un entre-deux où toute permanence est impossible. Nous ne sommes finalement jamais ici, jamais là-bas, mais dans un espace tiers, lieu de passage, où les contraires semblent co-exister. Jusqu’au prochain désastre.

Quels sont vos rituels d’écriture ?

Les rituels se font et se défont, si bien qu’en bout de ligne on ne peut plus vraiment parler de rituels en ce qui me concerne.

Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marqué ?

Ils sont sans doute trop nombreux, mais pour n’en citer que quelques-uns, roman et poésie confondus, je dirais : Hubert Aquin, John Steinbeck, John Irving, Gaston Miron (évidemment), Michel van Schendel, Élise Turcotte…

Qu’est-ce qui vous passionne ?

Trop de choses. Ça devient parfois un problème lorsqu’il faut faire un choix, se concentrer quelque part. J’aime bien l’idée d’être un touche-à-tout et j’aimerais tout approfondir, ce qui est impossible. J’y vais alors souvent par période, laissant les choses me choisir plus que l’inverse. C’est le cas non seulement dans ma vie de tous les jours, mais aussi pour l’exploration de différents thèmes ou même de formes d’écriture.

Quels sont vos projets à venir ?

Bien que le besoin d’écrire ne se manifeste pas comme une urgence en ce moment, l’idée de faire un tour (ou un retour) du côté de la nouvelle ou du théâtre me séduit particulièrement.

Source :

VLB ÉDITEUR