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Ça arrive aussi aux garçons. L’abus sexuel au masculin

En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?

C’est un ouvrage issu d’une enquête visant à mieux comprendre les séquelles d’abus sexuel chez les garçons qui en ont été victimes, et en particulier les stratégies qu’ils adoptent pour survivre à ce traumatisme.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage et à le publier ?

Il n’y avait pas vraiment – et il n’y a toujours pas – d’études publiées, que ce soit en français ou en anglais, sur le sujet. J’ai voulu briser le tabou et je ne regrette pas les années de travail consacrées à cet ouvrage, qui s’imposait.

À votre avis, à qui votre livre s’adresse-t-il ?

À tous ceux et celles qui veulent comprendre les garçons et les hommes qui ont été victimes d’agressions sexuelles dans leur enfance ou leur adolescence : les victimes elles-mêmes, leurs proches, leurs thérapeutes, et le grand public que la question intéresse, bien sûr.

Je consacre une part importante de mon travail à vulgariser le fruit de mes recherches afin que tout un chacun puisse s’y référer.

En quoi se distingue-t-il d’autres ouvrages qui seraient comparables ?

C’est encore et toujours le seul ouvrage en langue française qui traite de ce sujet et aussi l’un des rares en anglais depuis qu’il a été traduit.

Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

La discipline (forcément, après une quinzaine d’ouvrages en vingt ans). Je me lève le plus tôt possible, parfois dès quatre ou cinq heures du matin, afin d’avoir le temps voulu pour lire, réfléchir, écrire et me corriger un nombre incalculable de fois.

Je tiens en effet à restituer l’essence même de ce que j’ai trouvé, et ce, de la façon la plus limpide possible. Il faut du temps pour y parvenir.

Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marqué ?

Chez les classiques : Voltaire, de très loin. Saint-Simon aussi, pour l’acuité du regard et la vivacité de la description.

Un chercheur doit avoir des modèles qui manifestent un souci de concision et de précision, ce que l’on trouve chez les meilleurs essayistes ou historiens.

Du côté des contemporains, je suis plus éclectique, car il y a beaucoup de bons écrivains et je ne me limite pas aux essais, au contraire !

Pour rester dans les sciences sociales, je dirais néanmoins que le sociologue américain Howard Becker demeure un modèle presque indépassable.

Qu’est-ce qui vous passionne ?

La lecture, bien sûr, mais aussi avoir des projets d’études ou d’écriture stimulants ; ils rendent certainement la vie plus palpitante…

Quels sont vos projets ?

J’en ai toujours plusieurs, mais je ne sais pas lesquels seront les prochains menés à terme…

LA CHRONIQUE :

Ça arrive aussi aux garçons

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