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L’AUTEURE :
T.I. PRINDLE
1. Comment présenteriez-vous votre livre ?

Mon livre est un roman sous forme de journal intime, garni d’humour cynique. L’essence du livre repose dans la personnalité atypique de Juliet, le personnage principal. En fait, je décrirais Juliet, comme la caricature de moi-même. Étant Asperger, je vis des situations sociales abracadabrantes tous les jours, alors en romançant ces dernières, ça donne un personnage à la fois unique, désopilant et attachant.

2- Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière liée à l’écriture de votre livre ?

En fait, dès le moment où j’ai levé ma plume dans le but décrire ce roman, j’avais des idées qui bombardaient mon cerveau constamment. Je pouvais être au restaurant en train de discuter de la garderie avec mon mari, être en train d’écouter une émission documentaire sur les trous noirs, être en train de jouer les canons de Pachelbel au piano ou même être en train de conduire en écoutant une chanson de Céline Dion et des idées me frappaient, perpétuellement, sans même que j’y pense. Cela arrivait tellement souvent et c’était incontrôlable. Cependant, je n’avais pas toujours accès à un ordinateur ou le temps d’aller écrire mon idée dans mon livre d’idées, alors je notais sur n’importe quoi l’idée que j’avais ou je me textais à moi-même les mots-clés pour m’en rappeler, si jetais en auto et ben là je devenais fichtrement anxieuse par peur d’oublier l’idée et je m’arrêtais au bord de la route pour la noter. Quand venait le temps d’écrire et bien je sortais mon tas de papiers sur lesquelles j’avais écrit à chaque fois qu’une idée me venait et je les développais à la goutte. J’avais des factures, des enveloppes
, des relevés de compte, des dessins des enfants, des textos envoyés à moi-même par ma personne, sur lesquelles étaient écrites mes idées. C’était tout un fouillis! Somme toute, je n’ai jamais eu réellement à m’asseoir et à penser…les idées assaillaient le côté droit de mon cerveau de tous bords tous côtés.

3- Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

Réalisant à quel point, actuellement dans la culture populaire, le public tombe en amour avec les personnages ayant des personnalités typiquement asperger, comme Shledon Cooper dans The Big Bang Theory ou The imitation game, qui raconte la vie d’Alan Turing je me suis dit : « Bon alors moi, je vis des situations semblables, réellement à tous les jours, alors si je les romance un peu et que je les écris, le public accrochera sans doute.». Voilà. Et je dois admettre que de rire de soi-même, fait énormément de bien !

4- Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

Mes préférences littéraires sont surtout en lien avec des informations factuelles, j’aime lire des documents scientifiques, j’adore lire sur la psychologie et je dois admettre que j’adore lire des documents légaux, tels que La charte des droits et liberté de la personne, Le code criminel, etc. En fait, quand j’étais plus jeune, j’adorais lire le dictionnaire avant de me coucher ! Cela dit, je lis très peu de romans. La seule auteure qui a un style auquel je peux m’identifier est Louise Rennison.

5- Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

En fait, je suis extrêmement rigide quant à mes besoins pour écrire. Premièrement il ne doit y avoir personne à la maison, aucun bruit, pas même une fenêtre ouverte qui pourrait laisser entrer des sons intempestifs tels que le chant des oiseaux ou les freins criants d’une voiture. Je dois avoir au moins 3 heures devant moi seule pour écrire, sinon j’ai un barrage mental, je suis incapable de m’asseoir et d’écrire à tête reposée.

6- Quels sont vos projets ?

Entre mon roman, mon travail et mes études, j’écris aussi pour le Huffington Post Québec. La partie un de mon premier article portant sur le syndrome d’asperger vient tout juste d’être publiée et la partie deux sera publiée la semaine prochaine. Éventuellement, un livre sur ce sujet est aussi dans mes projets.

Pour ce qui est de mon roman, Les confessions de Juliet Madyson, un tome deux est actuellement une possibilité à laquelle je songe. J’ai déjà beaucoup de factures et de dessins avec des idées à transcrire, le processus mental de bombardement d’idées a eu du mal à s’estomper même après avoir terminé le roman (ricanement). Mon cerveau fait à sa tête, je n’y peux rien! Reste à voir si le cher public en demandera un deuxième!

7- Quand avez-vous commencé à écrire ce livre et quand l’avez-vous terminé.

En fait, mon cerveau fonctionne plutôt particulièrement. C’est tout ou rien. Alors quand j’ai une idée je m’y lance à 200% et tant que ce sur quoi je travaille me passionne, je suis incapable d’arrêter. Même si je voulais je ne pourrais pas puisque mon cerveau me canarderait d’idées tant que le projet ne serait pas mené à terme. En fait, pendant l’écriture de mon roman, j’étais totalement accaparée par celui-ci, je ne faisais que ça, ma vie pendant ces deux mois n’avait qu’un seul et unique but : écrire et faire publier mon livre. J’allais oublier, j’avais aussi un autre but, plus important encore, garder mes enfants en vie! Je ne pensais à rien d’autre. Entre le moment où j’ai levé la plume, terminé le manuscrit, l’avoir révisé 5 fois et corrigé autant de fois, cela m’a pris exactement 60 jours.

LES CONFESSIONS DE JULIET MADYSON
T.I. Prindle
LES ÉDITIONS LA SEMAINE
roman
2016 – 192 pages – 24,95$

CHRONIQUE – Les confessions de Juliet Madyson

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