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1. Comment présenteriez-vous votre livre ?

Sans doute comme le plus difficile à écrire de ma carrière. Bien que mes romans ont pour la plupart traité de sujet d’actualité escarpé, comme l’exploitation sexuelle ou la cyberprédation, le viol est venu me chercher en tant que femme et mère dans la mesure où personne n’est vraiment à l’abri de vivre un évènement du genre au moins une fois dans son existence. À l’image de mes autres romans, il s’agit d’un livre qui fait vivre beaucoup d’émotions.

2. Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière liée à l’écriture de votre livre ?

J’ai souvent dû m’arrêter en cours d’écriture afin de décanter. Ce roman m’a fait passer par toute une gamme d’émotions. Bien que je n’ai pas moi-même vécu un évènement du genre, mes expériences professionnelles en tant qu’intervenante psychosociale m’ont amené à en entendre de toutes sortes et j’ai essayé de transmettre sur papier cette douleur particulière. Cela a été tout un exercice, mais je suis fière du résultat.

3. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

Une jeune femme m’a envoyé un courriel par le biais de mon site web à la suite de sa lecture de Fille à vendre, dans la même collection. Ce que vivait le personnage de ce roman l’a énormément touché et elle m’a dit s’être reconnue à plusieurs reprises. Elle a donc voulu que j’écrive quelque chose sur le viol. J’ai été énormément touchée qu’elle me fasse confiance avec des évènements si troubles de son existence, qu’elle me demande de m’en inspirer afin de les mettre sur papier pour qu’aucune autre jeune fille ne vive la même chose. J’en ai donc parlé à ma maison d’édition et elles m’ont fait savoir qu’il s’agissait d’un sujet très en demande de la part des jeunes. Je me suis donc lancée et Non c’est non est née…

4. Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

Je reviens toujours à Ça va aller de Catherine Mavrikakis. J’adore l’auteure et ce roman. C’est la dureté d’une vie, mais traitée toute en subtilité. Pour moi, dans mon écriture, c’est un idéal à atteindre.

5. Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Pas vraiment. Étant donné qu’en ce moment, mon travail à temps plein principal est d’être maman à la maison, l’écriture vient quand j’ai un trou dans ma journée. C’est dur d’avoir des rituels quand on ne sait jamais ce que la journée nous réserve !

6. Quels sont vos projets ?

Écrire, écrire et encore écrire ! Ma tête est pleine de projets tous plus différents les uns que les autres et j’ai hâte de les faire découvrir au monde. J’adore ce que je fais et je travaille fort afin de pouvoir continuer de courir après mes rêves de jeunesse.

TABOU
33. NON C’EST NON
Dïana Bélice
LES ÉDITIONS DE MORTAGNE
Contenu explicite, langage grossier
et violence – pour 16 ans +
2016 – 336 pages – 16,95$

MA CHRONIQUE

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