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§ En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?

J’ai voulu écrire une histoire d’amour empreinte de sensualité. Une histoire d’amour impossible, comme on en voit parfois. Une poursuite exigeante dans le temps, en 1703, sur deux continents (France et Nouvelle-France).

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

En visite au château de Chenonceau, j’ai appris que des fêtes grandioses avaient été données dans les jardins et dans la salle de bal « Galerie Catherine de Médicis ». J’ai divagué durant quinze ans pour accoucher de cette histoire dont je suis très fier.

§ Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

J’ai dévoré la trilogie de Marie Laberge et j’ai adoré la saga de Diana Gabaldon avec Le chardon et le tartan. J’aime aussi les « thrillers » à la Frederic Foresythe, mais ceux-ci n’ont pas eu d’influence sur ce livre. J’ai quand même tenté de surprendre avec des rebondissements fréquents.

§ Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Lorsqu’une partie de l’histoire s’imposait à moi, elle m’obligeait à tout lâcher et à l’écrire. J’ai passé des nuits entières devant l’ordinateur. J’ai souvent fait des plans, comme des tables des matières que mes personnages s’amusaient à contourner. J’ai aussi écrit plusieurs passages très osés dans l’autobus entre Québec et Montréal. Certains chapitres difficiles ont été écris un peu plus tard.
Au début, j’écrivais au stylo un brouillon que je tapais ensuite à l’ordinateur avec plus de nuances et de précisions. J’ai vite constaté qu’après vingt minutes, je ne faisais plus de ratures, de flèche et d’inversion de paragraphe. J’ai donc décidé de taper directement sur l’ordinateur.
Parfois, j’avais un torrent d’idées et mon clavier ne suivait pas : j’ai donc essayé la reconnaissance vocale. J’ai investi plusieurs dollars et perdu beaucoup de temps avant de comprendre que ce n’est pas au point. J’ai adoré la portion créative et le dépassement que cela a engendré. À un certain moment, toutes les rencontres, toutes mes lectures, tous les films m’inspiraient une réplique pour l’un ou l’autre des personnages. Un cheminement fatiguant, à la longue.

§ Quels sont vos projets ?

Je viens de mettre au monde un enfant, que j’ai éduqué le plus possible, avec de bonnes manières. Aujourd’hui, je l’amène à l’école et il devra se débrouiller sans moi. J’espère que je l’ai outillé pour qu’il puisse survivre. Je serai à l’arrêt d’autobus le plus souvent possible pour prendre de ses nouvelles, l’encourager et l’aider dans ses devoirs. J’ai personnellement plusieurs idées pour la suite de cette histoire, si les lecteurs sont intéressés, mais j’ai aussi un autre thème qui commence à s’imposer à moi. C’est plus contemporain, un peu fantastique. J’écris tout le temps de toute façon : des chansons, des discours, des blagues. Il suffit de canaliser l’énergie sur un projet.

§ Êtes-vous à l’aise dans le style érotique ?

Non, pas du tout ! J’aurais préféré l’étiquette « histoire d’amour et de sensualité ». C’est ce que j’ai essayé de faire durant 300 pages. J’étais à la recherche de la sensualité. J’ai écrit une aventure, une histoire d’amour, mais le créneau de la sensualité est mince. Il est bordé d’un côté par l’eau de rose et, de l’autre, par l’érotisme. Il semble que j’ai louvoyé à l’extérieur des balises, trop souvent. En même temps, je préférerais que ma fille attende d’avoir au moins vingt-cinq ans avant de lire cette histoire que j’ai voulu le plus « histoire d’amour sensuelle ».

§ Est-ce que c’est un roman réservé aux hommes ?

Absolument pas. Je suis un amoureux. J’ai écrit pour les amoureux. J’aimerais qu’il soit lu à quatre yeux. Mes personnages évoluent. Ma « héro » se prend en main. Elle réalise des choses et réagit. J’en ai soupé des filles qui ne savent que crier : « Oh ! James », en attendant que Bond vienne les délivrer. C’est une insulte à l’intelligence et aux femmes.

Le camée et le bustier

VLB ÉDITEUR