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pierrebergeronComment présenteriez-vous votre livre ?

Mon livre c’est un polar québécois pour les raisons suivantes : son auteur est québécois, je réside au Québec mais encore plus en raison du cadre dans lequel l’action se déroule. Durant ma carrière de policier, qui à durée près de 32 ans, j’ai vécu plusieurs situations qui font en sorte que certains évènements relatés dans ce roman, en raison de moult détails que j’utilise pour les décrivent, les rendent plus facile à comprendre et à imaginer mentalement. Ainsi, le lecteur peut se faire beaucoup plus facilement une tête sur le point que j’essaie de leur expliquer.

Ce roman met en scène un enquêteur de la police de Longueuil, œuvrant en crime organisé et qui vit des évènements particuliers, en lien avec son travail ainsi que sa vie personnelle. L’histoire se déroule principalement à : Longueuil, Rimouski, Bic, l’île Bicquette et retourne à Montréal pour la finale du roman.

 

Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière  liée à l’écriture de votre livre ?

Je n’avais aucune prétention particulière lorsque j’ai commencé à écrire ce roman. L’écriture de ce livre a commencé à titre de passe-temps, rien de plus. Mais au fur et à mesure que le manuscrit grossissait et que mes amis qui en faisait la lecture se sont mis à m’adresser des compliments, je me suis fait prendre au piège de croire qu’il pouvait, peut-être un jour, être publié. J’ai écrit ce livre pendant que je soignais une blessure sérieuse à une jambe qui m’empêchait de me déplacer à mon aise sans souffrir. Étant très limité physiquement durant cette période, j’ai décidé d’utiliser ce temps de guérison (si je peux m’exprimer ainsi) pour faire ce que j’ai fait toute ma carrière et que je m’ennuyait de faire depuis si longtemps : écrire au quotidien. Vous savez, les enquêteurs dans la vraie vie, écrivent 20 fois plus qu’ils ne voient d’action. Contrairement à ce qui est véhiculé dans les films du genre. Alors écrire c’est une seconde nature pour moi.

 

Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

J’adore lire des auteurs tel que : Robert Ludlum, Michael Connelly, Tom Clancy. Les gros noms du polar (suspens, roman policier, roman d’espionnage) américain. Pourquoi ce choix ? J’aime la logique utilisée par ces auteurs. Je ne suis jamais déçu lorsque j’arrive à la fin de leurs livres. Tout se tient du début à la fin et souvent dans une logique implacable. C’est ce que j’aime d’un polar. Avant l’avènement des liseuses je lisais toujours mes polars, non loin d’un ordinateur. Ensuite avec les années, en ayant a côté de moi ma tablette et aujourd’hui avec une liseuse. Pourquoi l’omniprésence de électronique lorsque je lis ? Pour me permettre de faire des vérifications sur Internet.  A titre d’exemple a un moment donné lors d’une lecture d’un nouvel auteur que je lisais pour la première fois, il était question d’une arme utilisé par l’un des personnages. L’auteur prétend que l’arme en question est une arme à feu. Après vérification l’arme est une arme blanche exactement comme je le pensais et il n’y a aucune arme à feu dont le nom s’approche même de celui utilisé dans le texte. J’ai pensé que c’était une faute de frappe (disons) mais lorsque l’erreur est revenue à nouveau avec cette même explication plus tard dans le livre, j’ai immédiatement abandonné sa lecture. Pourquoi ? Un détail important était faux dans ce livre et lorsqu’on bâti en incluant du faux dans une théorie la finale ne peut qu’être fausse elle aussi.  Je sais pertinemment  que plusieurs lecteurs de ce genre de livre  font, eux aussi, des vérifications sur les énoncés d’un livre donné. Même que certains d’entre eux prennent des notes durant leur lecture.  En résumé, la logique durant le dévoilement de l’histoire est aussi  importante que la logique de la fin. Tout doit se tenir ensemble comme un tout et c’est exactement ce que je recherche et que j’obtiens lors que je lis ces auteurs américain.

 

Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Oui mais, en fait, le rituel s’est installé de lui-même. Lorsque je commence à écrire mes habitudes de vie usuels prennent le bord, si je peux m’exprimer ainsi. Habituellement je me lève autours de 7 h 30 le matin. Mais lorsque j’écris, le levé est à 5 h le matin. Pourquoi ? Aucune idée. Je m’éveille et je me met à penser alors là tant qu’à rester coucher aussi   bien me lever pour écrire. Avec le temps, je réalise que c’est une très bonne chose. À cet heure-là : pas de téléphone, pas de nouveaux courriels, pas de visiteurs et même ma conjointe est couchée. Ces heure-là sont devenues  le temps privilégié pour écrire et apporter des corrections aux textes que j’ai déjà écrit. Je passe  souvent entre 5 et 7 heures par avant-midi, à écrire derrière mon ordinateur, avant de passer aux choses normales de la vie. Ma productivité est énorme en avant-midi, restreinte en après-midi et totalement nulle  en soirée.

En me levant, je me verse une tasse de thé, j’allume mon ordinateur, je fais un survol rapide des nouvelles du jour puis je syntonise une station de radio web sur laquelle il n’y a que de la musique que je choisi en fonction de l’humeur dans laquelle je suis au moment de l’écriture du nouveau chapitre. Cette musique peut être du rock, du classique et même de l’opéra, puis, j’écris, je relis et je corrige.

 

Quels sont vos projets ?

Actuellement je m’investis le plus possible afin que ce livre, mon premier, soit un succès. Mon deuxième est terminé et il est en attente de publication. Je travaille, depuis 2 semaines,  sur  mon troisième livre.

 

Quel est le plus beau compliment que vous avez reçu d’un lecteur de votre livre ?

Le livre est en vente depuis peu  mais déjà plusieurs personnes demeurant dans mon village l’ont lu. Le plus beau compliment je l’ai reçu hier. Un de mes amis à fait l’achat du livre dès sa sortie. Plus par curiosité qu’autre chose. Il l’a apporté chez lui pour tenter d’en faire la lecture. Cet homme n’a pas lu de livre au complet depuis 40 ans. Incroyable mais vrai ! Il était tout content de me dire que pour la première fois il se sentait obligé de continuer la lecture car l’intrigue et la façon dont l’histoire est racontée le portait à vouloir en savoir plus. Finalement une semaine plus tard, il avait passé au travers. Il ne tarissait pas d’éloge à mon endroit et il était d’une volubilité que je ne lui connaissait pas. Mais ce dont il était le plus fier c’est d’avoir lu son premier livre en 40 ans. Lorsque nous nous sommes quitté hier, il me questionnait pour savoir quand sortira mon deuxième opus. Il voulait l’acheter immédiatement. Bien entendu j’ai refusé. C’est juste pour dire combien cet homme était fier. Avant de le quitter, il voulait absolument que je lui conseille d’autres auteurs similaires à ce qu’il venait de lire.  Chemin faisant vers la maison, j’étais content pour lui et aussi de savoir que la logique et l’histoire racontée dans mon livre, ont réussi à le tenir en haleine jusqu’à la fin.

 

nepourenqueter

NÉ POUR ENQUÊTER
Pierre Bergeron
LES ÉDITIONS LA SEMAINE
Collection Suspense
2016 – 344 pages – 24,95$

 

MA CHRONIQUE

Les éditions La Semaine

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