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Comment présenteriez-vous votre livre ?

C’est l’histoire de Guillaume, un adolescent plutôt froussard qui mène une vie paisible. Un jour, débarque dans sa classe, Stécie, une fille dont les parents travaillent au Parc de la Terreur, un parc d’attraction horrifique. Avec elle, le surnaturel s’incruste dans la vie du jeune garçon au grand désespoir de ce dernier. Des phénomènes de plus de plus étranges et inquiétants se produisent. Une ancienne maison hantée se remet à hurler après des années de silence et une fresque effroyable semble vouloir avaler les gens. Guillaume va tenter de rester calme et rationnel pour comprendre ce qui se passe. Mais ça ne va pas être facile.

 

Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière liée à l’écriture de votre livre ?

Oui. Le Parc de la Terreur est un lieu important où semblent se mêler le réel et le surnaturel. C’est presque un personnage à part entière. Pourtant il n’était pas prévu quand j’ai commencé à écrire l’histoire. Je l’ai ajouté en cours d’écriture pour l’ambiance. Mes enfants, qui relisent mon texte, chapitre après chapitre, ont tout de suite accroché. Ils m’ont même donné quelques idées pour le développer. Ainsi le Parc a pris une telle importance qu’il a donné son nom au livre.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

J’avais envie d’écrire un roman d’enquête fantastique dans lequel, devant le mystère, le lecteur hésite entre une explication naturelle et surnaturelle. Je voulais que le héros soit peureux, pas comme la plupart des personnages de roman jeunesse qui accueillent sans frémir l’aventure. Mais n’ayant jamais écrit un roman, jusqu’au bout en tout cas, je ne savais pas comment m’y prendre.

Et puis un jour, j’ai lu Kamo, l’agence Babel de Daniel Pennac. J’aurais adoré avoir écrit ce livre. Non pas que je prétende pouvoir imiter le style de M. Pennac, mais ce livre me correspondait, je ne sais pas comment expliquer ça . C’était simple et fluide. Les personnages étaient attachants. Et surtout quel mystère magnifique !

Alors je me suis décidé. J’ai posé un plan de dix chapitres brefs et je me suis lancé en me promettant d’aller au bout. Au final, le nombre de chapitres a plus que triplé et ils se sont étoffés, mais l’objectif est atteint.

 

Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

Incontestablement Daniel Pennac, comme je l’ai dit plus haut. D’ailleurs je pense que certains personnages, la famille de Guillaume notamment, sont assez « pennacciens ».

Il y a aussi Gaston Leroux et Agatha Christie, des maitres du mystère.

Et puis Prosper Mérimée dont j’ai lu « la Vénus d’Ille » quand j’étais adolescent et qui m’a profondément marqué. J’ai été fasciné par la façon dont il faisait osciller son histoire entre réel et surnaturel en laissant au lecteur le soin d’interpréter.

 

Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Plutôt qu’un rituel, un truc. Ne pas rester seul. Quand j’écris ou quand je crée des jeux (je suis aussi auteur de jeux de société), je commence généralement enthousiaste, puis au bout d »une heure , je trouve mon travail mauvais. J’ai toujours besoin d’un avis extérieur pour juger de la qualité de ce que je fais. Pour Le Parc de la Terreur, je montrais mes écrits à chaque chapitre à un de mes fils ou à mon épouse. J’avais leur impression immédiate et surtout ça me faisait des objectifs courts et motivants.

En revanche, je n’ai pas vraiment d’habitudes de travail. J’écris directement sur mon ordinateur. Je change régulièrement de lieu. Je n’écris pas le soir non plus car sinon mon cerveau n’est pas en repos quand je me couche et je ne dors plus. C’est tout.

 

Quels sont vos projets ?

En premier lieu, la suite du Parc de la Terreur.

J’ai aussi, en préparation, un album jeunesse S’il te plait que je crée avec une amie illustratrice Dhébora Muller. C’est une petite fantaisie, une blague faite au lecteur, sur le thème de l’apparence.

 

Pour les jeux :

Ta boite sort ce moia-ci au Québec (chez Kikigagne).

Et puis, en France, je travaille avec Le Droit de Perdre sur La course de sauts des Géants idiots de la Montagne de la Nuit, un jeu où le plus intelligent n’est pas forcément celui qui gagne.

Enfin, avec Franz Lejeune, un ami auteur et éditeur, Delirium, un jeu de société où on compose des mots, non pas pour compter des points comme au scrabble, mais dont le sens sert à faire évoluer le jeu. Ce jeu offre une très grande liberté au joueur. Celui là c’est mon chouchou, mon bébé que je porte depuis des années 😉

En fait, j’ai encore beaucoup d’autres projets mais ceux là sont les plus avancés.

 

 

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MA CHRONIQUE

PEUR BLEUE
LE PARC DE LA TERREUR
Sylvain Duchêne
LES ÉDITIONS DE MORTAGNE
Littérature jeunesse
2016 – 368 pages – 14,95$
Version numérique 11,99$

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