Art et culture
Accueil -> culture -> Tous les chroniqueurs du passé -> Chronique spectacles ->

UNE RENCONTRE UNIQUE

ÉRIC LONGSWORTH, DANIEL MILLE ET PIERRE TANGUAY

VOTRE RENDEZ-VOUS AU
FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL

Une première. Un rendez-vous musical que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

Une rencontre unique de trois musiciens et compositeurs fascinants, passionnés et de grand talent.

Imaginez.

Réunis sur une même scène, un violoncelliste et un accordéoniste qui réinventent le mode d’emploi de leur instrument pour le faire » chanter
» au son d’une musique aussi délicate que rythmée, aussi audacieuse
qu’émouvante, et auxquels se joint un percussionniste touche-à-tout musical,
de styles comme de genres, original et des plus recherchés.

Sur la scène du Gésu, le 5 juillet prochain à 19h00,

Eric Longsworth au violoncelle, Daniel Mille à l’accordéon
et Pierre Tanguay aux percussions

De la magie à l’état pur.

Il y a des rencontres écrites quelque part, incontournables, nécessaires.

Eh bien, celle de Eric Longsworth et de Daniel Mille, point de départ de ce
spectacle à inscrire dès maintenant à votre agenda, se résume en ces mots.

Bien qu’ils évoluent de chaque côté de l’océan, le premier au Québec, le
second en France, et qu’ils jouent des instruments fort différents, le
violoncelle électrique et l’accordéon, ces deux musiciens virtuoses ont
tellement en commun qu’il ne pouvait en être autrement qu’un jour ils
unissent leurs notes dont la musicalité est extraordinaire.

Leur démarche artistique similaire se caractérise principalement par le fait
qu’ils ont tous deux choisi de faire vivre et vibrer leur instrument
respectif très loin des conventions, de jouer de talent et d’audace, de
prendre un chemin musical différent mais combien évocateur.

En effet, Eric Longsworth joue le violoncelle électrique comme si parfois il s’agissait d’une guitare, d’une basse ou, encore, d’un instrument de percussion,
l’animant de l’archet ou de ses mains.

Sur les cordes frottées, pincées, frappées, Longsworth laisse une empreinte extrêmement personnelle et envoûtante, proposant de nouvelles sonorités, ponctuées à souhait de rythme, de groove et d’harmonies jazz. Sa musique, qui intègre de multiples influences dont le blues, le country et le tango, chante et danse à un point tel que, même jouée en solo, jamais on espère d’autres instruments.

Daniel Mille, pour sa part, manie l’accordéon plus souvent comme un instrument à
vent que comme un clavier, le jouant à la façon d’un » soufflant « , d’un
saxophone.

Fils spirituel de Richard Galliano, Mille sort résolument l’accordéon de la musette pour l’amener dans un univers musical très près du jazz, combinant musique de chambre, populaire et swing.

Littéralementhabité par son accordéon, il le fait chanter de ses doigts, et parfois de sa voix, ce qui rend son style encore plus particulier.

Explorant les limites de leur instrument, exploitant avec merveille le
pouvoir extraordinairement émotif de sa sonorité, chacun propose une musique
dépouillée, lyrique, intime, sensible et étonnamment sensuelle, qui a la
fraîcheur, la grâce et la beauté de l’improvisation du jazz.

Empreinte d’une grande liberté, alliant avec brio le silence et la note, leur musique en est une qui raconte des histoires.

Et la comparaison ne s’arrête pas là. Leurs albums ( I Hear You, en solo, et If Trees Could Fly, en duo avec Marc Johnson, d’Eric Longsworth ainsi que Sur les quais, couronné d’un Django d’or, Les heures tranquilles et Le funambule de Danielle Mille) ont raflé la palme des meilleures critiques et séduit le public.

Musiciens accomplis, ils ont aussi plaisir à participer aux concerts et aux albums d’autres artistes.

Avec autant de similitudes au niveau de leur démarche artistique, partageant la même passion pour une musique qui touche, parle, raconte, et transformant tous deux leur instrument en une voix unique, aussi dense qu’épurée, pas étonnant que de leur rencontre, à Paris, découle un projet commun.

Déjà en cours de création pour un troisième album, Eric Longsworth décide alors de tripler la mise et de composer des musiques pour trois instruments, le violoncelle électrique, l’accordéon et les percussions, et de les offrir d’abord en spectacle, pour ensuite, on l’espère déjà, les graver sur disque.

Évidemment, le spectacle, comme l’album, fera aussi place à quelques compositions de Daniel Mille.

Ainsi pour compléter le trio, Longsworth a fait appel à nul autre qu’au
compositeur et percussionniste au talent immense, ami et complice depuis
leur travail au sein de la formation jazz Icarus, Pierre Tanguay.

Et on comprend pourquoi !

Autodidacte, Pierre Tanguay a lui aussi suivi une route particulière, poussé par l’envie de découvrir toutes les couleurs et les facettes des percussions, et d’entraîner sa musique dans des contrées indéfinies.

Il s’installe alors deux ans aux Iles Comores pour explorer les musiques et les rythmes d’Afrique.

Par la suite, il séjourne en Inde, puis à Paris, où il s’initie aux tablas et aux structures musicales indiennes avec le maître Anand Kumar.

De retour au Québec, Tanguay évolue en toute liberté dans différents milieux et genres musicaux, particulièrement le jazz, et travaille aussi à des projets de musiques dédiées à la danse, au théâtre et au cinéma.

Son talent, son originalité et sa curiosité font de lui un collaborateur recherché.

Rien à ajouter.

Le 5 juillet prochain à 19h00 sur la scène du Gésu

Eric Longsworth, Daniel Mille et Pierre Tanguay, c’est un rendez-vous
musical unique, à voir absolument et que nous ne sommes pas prêts d’oublier !