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Fernand Ouellette reçoit le Grand Prix international de poésie de langue française Léopold-Sédar-Senghor, créé en l’honneur du poète, écrivain et premier président du Sénégal.

Depuis trois ans, ce prix souligne chaque année l’ensemble de l’œuvre d’un poète. Il sera remis à Fernand Ouellette le 23 juin prochain, à Paris, dans les Salons d’honneurs de la Sorbonne.

Il s’agit d’une belle reconnaissance pour Fernand Ouellette , poète majeur du Québec, qui vient de publier ce printemps Présence du large, à l’Hexagone.

Ce recueil, composé de poèmes écrits entre 1997 et 2002, puis révisés en 2007, s’inscrit dans la continuité de l’être du poète, dans sa quête de l’indicible où la mort est en toile de fond.

Le tour, deuxième partie, constitue en soi l’art poétique de Fernand Ouellette et révèle la perception qu’a l’auteur de la poésie.

Dans Lumières du cœur, dernière partie, qu’il adresse à sa petite-fille Laurence, il aborde la vie.

Présence du large, remarquable par la fluidité de son écriture, soulève des questions existentielles sur la vie, la mort et la dimension spirituelle de l’être.

Un recueil profond et lumineux qui nous éclaire sur la nature humble et discrète de l’auteur.

Poète, essayiste et romancier, Fernand Ouellette est né à Montréal en 1930.

Une quarantaine de titres jalonnent un parcours d’écrivain exceptionnel, qui lui a valu le prix Athanase-David, le Prix du Gouverneur général du Canada à trois reprises, le prix Ludger-Duvernay, le prix Gilles-Corbeil et quelques autres prix du Québec, de France et de Suisse.

Parmi ses œuvres poétiques, mentionnons : Poésie (1953-1971), En la nuit, la mer (1972-1980), Les heures (1987) et Au delà du passage (1997).

Il a aussi publié trois romans : Tu regardais intensément Geneviève (1978), La mort vive (1980) et Lucie ou un midi en novembre (1985) ainsi que plusieurs essais, dont Visages d’Edgard Varèse (1969), Commencements (1992), Je serai l’Amour. Trajets avec Thérèse de Lisieux (1996) et Le danger du divin (2002).

Le soleil sous la mort (1965) et Dans le sombre (1967), tous deux publiés à l’Hexagone, l’ont consacré comme l’une des voix poétiques majeures du Québec.

En 2005, il a été nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec. À l’automne 2007 a paru le dernier tome du cycle L’Inoubliable, qui rassemble tous les poèmes écrits entre le 2 janvier 2003 et le 26 mars 2004.

Au cours de cette période, alors qu’il n’avait pas élaboré de véritable projet d’écriture, Fernand Ouellette a écrit près de 900 feuillets.

Titres de Fernand Ouellet présentés chez Planète Québec :

L’Inoubliable. Chronique II
L’Inoubliable Chronique III
Présence du large

LES ÉDITIONS DE L’HEXAGONE