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S’inspirant du « Candide » de Voltaire dont le héros traverse le monde qui va mal et le laisse défiguré et mutilé, mais sans que son bel optimisme ne le « quitte jamais », VLB raconte, dans « Je m’ennuie de Michèle Viroly » , une journée dans la vie de Bowling Jack, un joueur de quilles qu’un accident en Camaro turbo-jet a sérieusement handicapé et rendu épileptique, ce qui ne l’empêche pas de rêver et de rencontrer parents et connaissances, ni de regarder avec eux la télévision, comme Candide l’aurait fait si celle-ci avait existé à son époque –

Faisant sien le mot de Gaston Miron disant : « De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale », Bowling Jack ne cesse jamais de rêver, même quand il en est rendu, privé de ses bras et de ses jambes, à onduler dans l’herbe dans une nuitte quebécoise sans lune, comme le ver de terre qu’il est deviendu car, nous prévient-il : « Les bras et les jambes sont pas aussi utiles qu’on le pense quand qu’on met enfin la patte sur sa matière grise et que les animots, au lieu de s’enfuir, s’y collent dessus pour mieux te licher, te baiser et te mordiller, contents de l’horizontalité que tu leur redonnes.»

Ce roman époustouflant et d’une écriture toute en grimaceries, pleine d’humour noir et d’humeurs rouges, est le soixantième ouvrage que fait paraître VLB –

JE M’ENNUIE DE MICHÈLE VIROLY
Victor-Levy Beaulieu
LES ÉDITIONS TROIS-PISTOLES
2005 – 240 pages – 24,95$