Art et culture
Accueil -> culture -> Louise Turgeon -> Auteurs québécois - Adultes/Ados ->

Lorsqu’on se rappelle la participation du Canada à la Seconde Guerre mondiale, on pense à la conscription qui divisa le pays, puis au débarquement de Normandie où tant des nôtres tombèrent sous les tirs ennemis.

Pourtant, avant même que le Canada expédie des troupes sur le vieux continent, une guerre secrète se livrait déjà contre l’Allemagne nazie. Sur le sol même du Québec.

La Femme de Berlin de Pauline Vincent raconte cet épisode occulté de notre histoire.

Une jeune femme, Lydia von Ems – canadienne d’origine, allemande d’adoption – revient au Québec, accompagnée de sa mère.

Le jour de Noël 1939, quatre mois après la naissance prématurée de son fils, le fruit d’un viol, les deux femmes sont arrêtées par les autorités militaires canadiennes.

L’accusation tombe : « Comtesse von Ems, nous savons que vous êtes une ennemie de l’Empire britannique à la solde du IIIe Reich ! »

Pendant plus d’un an où elle est placée en garde à vue, on l’interroge, on la menace, on lui ment.

Mais les autorités dévoilent bientôt leur jeu : de cette jeune femme au fort caractère, polyglotte de surcroît, on veut faire une espionne.

Lydia von Ems n’a aucun choix : si elle veut éviter la déportation, elle devra coopérer.

Entraînée dans un centre ultrasecret en Ontario, le Camp X, Émeraude – nom de code de la comtesse – devient experte dans les arts de la guerre des ombres.

Bientôt, on l’envoie en Guyane britannique pour effectuer sa première mission : démanteler un réseau d’agents nazis qui veulent empêcher le transport de bauxite vers les usines d’Arvida où l’on produit l’aluminium, matériau essentiel pour la fabrication des avions alliés.

Entre-temps, Karl von Ems, demi-frère de la comtesse, espion pour l’Allemagne nazie, débarque à Arvida dans le but de détruire l’aluminerie.

Karl von Ems, ce demi-frère que Lydia a aimé est aussi celui qui l’a trahie, violée…

Démarre alors un chassé-croisé haletant où l’on suit Lydia et Karl dans leurs missions respectives… jusqu’à leur confrontation finale.

La Femme de Berlin nous offre un suspense digne des meilleurs thrillers, mais c’est aussi un roman où amour, passion, haine et… pardon se déclinent à tous les temps chez des personnages complexes et humains.

L’AUTEURE :

Journaliste, conférencière et romancière, PAULINE VINCENT a aussi travaillé en relations publiques, tant pour des firmes réputées que dans le domaine politique.

Elle est la présidente fondatrice de l’Association des auteurs des Laurentides.

Elle a déjà écrit plusieurs livres dont son best-seller, L’Imposture, publié chez cet éditeur, qui a reçu un accueil unanime de la critique.

Ce nouveau roman, fruit d’une longue recherche, marque une étape importante dans sa carrière d’écrivain.

LA FEMME DE BERLIN
Pauline Vincent
LES ÉDITIONS LIBRE EXPRESSION
2004 – 336 pages – 26,95$