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Les saisons de l’Alzheimer, d’après l’auteure.

Le printemps : tout refleurit, les bourgeons poussent, les fleurs s’épanouissent, l’herbe reverdit, la chaleur revient, tous les espoirs sont permis. C’est la naissance, l’enfance, l’adolescence.

L’été : c’est merveilleux ; il fait chaud, le soleil est au rendez-vous, les clairs de lune sont magnifiques, on a l’impression que cela va durer l’éternité, le temps ne compte plus, il n’y a rien à notre épreuve. C’est la vie adulte, la famille, le travail.

L’automne : il fait encore beau, mais les feuilles commencent à tomber et il fait un peu frais ; le soleil est moins présent ; par contre, il y a encore de belles journées et on en profite car on sait que l’hiver s’en vient. On commence à faire des réserves en prévision de l’hiver. C’est la maladie qui s’installe, nos capacité diminuent lentement.

L’hiver : il fait froid, on sort beaucoup moins, on s’ennuie. Tout est endormi. Lorsqu’il y a une tempête, tout est paralysé. On doute que le printemps reviendra tellement l’hiver est dur et long. C’est la progression de la maladie, jusqu’à la grande noirceur : le diagnostic.

Le printemps : Et lentement, on redécouvre le printemps. La nature se réveille lentement, les animaux sortent de leur cachette. L’espoir est de nouveau permis, on fait un grand ménage pour que tout soit plus beau. L’été ne reviendra plus jamais, mais le printemps peut être long si on travaille bien depuis le début.

Témoignage choc qui interpelle chacun de nous : qui ne connaît pas, dans son entourage, au moins une personne touchée par la maladie ? Qui peut affirmer ne pas craindre au moins un peu ce redoutable fléau ?

Interviewée par Claire Lamarche il y a quelques mois, l’auteure nous livre ici ses confidences au quotidien.

Un message d’espoir, à une époque où l’Alzheimer frappe à n’importe quel âge et ce, sans aucune discrimination !

L’AUTEURE :

PAULETTE DUPONT est née à Trois-Rivières en 1945. Elle a vécu une enfance heureuse à la campagne. Elle a occupé pendant 20 ans un emploi de préposée aux bénéficiaires à l’Hôpital Saint-Joseph, tout en gardant ses parents jusqu’à la fin de leur vie.

Ses deux enfants, qui lui ont apporté beaucoup de joie, ont fait d’elle une grand-mère comblée et dévouée.

Prenant plaisir à tout ce qu’elle entreprenait, Paulette Dupont a toujours tenu à aller au bout de ses ambitions.

Fidèle à elle-même, elle continue, malgré sa maladie, à viser toujours plus haut, à se fixer des objectifs et à porter son attention vers l’avenir.

LA MÉMOIRE BRISÉE
Paulette Dupont
LES ÉDITIONS LA PLUME D’OIE
2003 – 128 pages – 17,95$

LES ÉDITIONS LA PLUME D’OIE