Art et culture
Accueil -> culture -> Tous les chroniqueurs du passé -> Chronique auteur étranger - Littérature, essai et document ->


Depuis longtemps, Alexandre Jardin écrit avec un immense succès… des romans sages, conjugaux, romantiques. On sentait, chez lui, un désir de « normalité » ou de bons sentiments. Pourquoi Alexandre avait-il envie, à ce point, d’être « normal » ? La réponse est dans ce livre. Et elle est jubilatoire…

Dans ce récit, Alexandre raconte donc, avec une drôlerie de chaque page, qu’il a voulu être « normal », pour échapper à sa tribu de fous, de dingues majestueux, d’artistes dangereux.

Il y avait là son père, bien sûr, dit « Le Zubial », qui déposait des chèques en blanc signés dans des cabines téléphoniques.

Son grand-père, le Nain jaune, qui finançait la droite et la gauche, après avoir été un dignitaire de Vichy ; sa grand-mère, dite « l’Arquebuse », maîtresse officielle de Paul Morand et amoureuse impénitente ; il y avait sa propre mère dont les amours diverses inspirèrent à Claude Sautet (dont elle eut un fils) l’inoubliable César et Rosalie ; il y avait surtout « Zouzou », la gouvernante, celle qui sert de fil conducteur à cette épopée d’une grande famille plutôt bizarre et qui coucha avec plusieurs générations de Jardin – qu’on appelle aussi les « doubles rates » tant ils courent frénétiquement après le bonheur…

On voit également, dans cette galerie, des habitués haut en couleur : un ami zoophile et héroïnomane ; Maurice Couve de Murville dont le sérieux devient un prétexte d’hilarité ; Alain Delon dans son propre rôle – et tant d’autres ici mis en scène dans des chapitres qui sont, chacun, de véritables morceaux de bravoure…

L’AUTEUR :

Faut-il, vraiment, présenter ALEXANDRE JARDIN ?

Rappeler ses succès de librairie – Bille en tête, Fanfan, Le Zubial ?

Son prix Fémina (Le zèbre, 1988) ?

Sa généalogie – il est le fils de Pascal Jardin (dont il préface la reprise, en Cahiers Rouges de La guerre à neuf ans et de Guerre après guerre et le petit fils de l’énigmatique Jean Jardin, dit « Le Nain jaune » ?

Toutes ces précisions sont à la fois nécessaires et inutiles. Nécessaires car elles rappellent que ce jeune écrivain est déjà un vieux briscard. Inutiles, car, avec Le roman des Jardin, Alexandre se fait un devoir d’infidélité et explique pourquoi, aujourd’hui, il ôte le masque de jeune romantique trop sage qui faisait sa réputation, pour devenir ce qu’il est : un esprit plutôt fou, issu d’un lignage loufoque, et voué, par destin, à la littérature…

Titres de cet auteur présentés chez Planète Québec :

1+1+1…=
Les coloriés
La révolte des coloriés
Le secret des coloriés
Le roman des Jardin
Le roman des Jardin format poche

LE ROMAN DES JARDIN
Alexandre Jardin
LES ÉDITIONS LE LIVRE DE POCHE NO 30772
Texte intégral
2007 – 320 pages – 212,95$ – 6,95 euros

LES ÉDITIONS LE LIVRE DE POCHE