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Le Salon du livre de Montréal visait juste en adoptant « incontournable » comme slogan.

Plus que jamais, le Salon du livre s’avère un rouage essentiel de la vie culturelle de la métropole. Si l’on entend souvent dire que le livre est menacé, les cinq derniers jours ont démontré qu’il était non seulement bien vivant et en bonne santé, mais qu’il continuait d’attirer les foules!

Cette année, 123 000 visiteurs, visiblement enthousiastes, sont venus bouquiner aux 875 stands et rencontrer un ou plusieurs des 1450 auteurs présents. Déambulant dans la ville de papier, le public a apprécié l’ambiance agréable. Quant aux exposants, ils se sont montrés très satisfaits de la disposition des stands, qui était attirante pour l’œil et facilitait les déplacements des promeneurs.

La fréquentation de cette 29e édition, supérieure à l’an dernier, ne peut que combler la directrice générale Francine Bois et le président René Bonenfant.

Encore une fois, l’événement a monopolisé l’attention du public et des médias, remplissant ainsi les objectifs du Salon : créer un environnement propice à stimuler l’intérêt pour le livre, tous genres confondus, et promouvoir la lecture, instrument obligé de la liberté.

Pôle d’attraction pour les éditeurs, les artisans du livre, les auteurs et les lecteurs, le Salon du livre de Montréal reçoit un nombre impressionnant d’écrivains d’ici et d’ailleurs.

Ces derniers se voient toujours très sollicités par un lectorat enchanté de pouvoir enfin leur parler, obtenir une dédicace, les entendre en confidence ou en débat, ou simplement les saluer.

Le Salon accueille aussi chaque année des « invités d’honneur », écrivains dont on souhaite souligner le remarquable travail. En 2006, les honneurs revenaient à Jean Marc Dalpé, Jacques Godbout, Chen Jiang Hong, Camille Laurens, Félix Maltais, Lucie Pagé, Bryan Perro et Marie Hélène Poitras.

Soulignons que, pendant le Salon, Bryan Perro, père du phénomène Amos Daragon (Les Intouchables), a été désigné Personnalité des Salons du livre 2006 par l’Association québécoise des Salons du livre.

MINI LECTEURS ET MEGASTARS!

Au Salon, tout est mis en œuvre pour que les lecteurs trouvent de quoi se mettre sous les yeux. Mais on ne peut passer sous silence l’importance que la direction du Salon a toujours accordée aux jeunes. Les matinées scolaires et les activités ciblées pour eux en témoignent. Ces dernières années, la popularité des romans jeunesse, des séries et des bandes dessinées est tout simplement phénoménale. Lors des séances de dédicace, il faut voir les files d’attente… Qu’on se le dise, les jeunes adorent lire de bonnes histoires, ils connaissent et aiment leurs auteurs. On l’a constaté cette année au Salon, il existe bel et bien un star système chez les auteurs jeunesse!

PRIX DU GRAND PUBLIC SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL/LA PRESSE

Pendant cinq jours, le Salon a été le théâtre de nombreuses remises de prix, dont le prix Marcel-Couture, remporté par Louise Sigouin pour Les Commerces immortels du Québec(Éditions Trois-Pistoles) et le prix Fleury-Mesplet, décerné cette année à Alain Stanké.

Le dernier à être attribué, le Prix du grand public Salon du livre de Montréal/La Presse, n’est cependant pas le moindre. Il exprime la voix des lecteurs qui ont élu, cette année, Richard Béliveau et Denis Gingras pour leur ouvrage Les Aliments contre le cancer, publié aux éditions du Trécarré. Accompagné d’une bourse de 2500 $ offerte par La Presse et d’une œuvre de l’artiste verrier Denis Gagnon, gracieuseté du Salon du livre de Montréal, ce prix a été octroyé lors de la cérémonie de clôture.

Les gens du public ont aussi été récompensés, puisqu’en votant, ils étaient éligibles au tirage de quatre chèques-cadeaux d’une valeur de 250 $ chacun, échangeables en librairie.

CARREFOUR DESJARDINS – L’HISTOIRE NORD-AMÉRICAINE

Le Carrefour Desjardins misait, cette année, sur un sujet des plus pertinents : l’histoire nord-américaine, considérée sous les angles de l’espace, des nations et de l’imaginaire. La librairie Paulines a assuré la sélection des livres. La thématique a fait mouche, comme l’a constaté la présidente d’honneur du Salon, Micheline Lachance. Elle-même passionnée d’histoire, elle s’est dit ravie de constater que l’engouement du public pour le passé, le nôtre et celui de nos voisins, ne se dément pas.

UN BIEN TRISTE CHAPITRE

C’est avec une grande tristesse que le Salon du livre apprenait, vendredi dernier, le décès d’Henriette Major, qui devait être l’une de ses invités d’honneur. À la dernière minute, madame Major s’était désistée pour des raisons indépendantes de sa volonté. La mort de cette grande dame aux talents multiples et figure emblématique de la littérature jeunesse a bouleversé ses lecteurs et tous les gens qui ont eu la chance de la côtoyer.

LA LECTURE EN CADEAU

La 8e édition de La Lecture en cadeau, initiée par la Fondation pour l’alphabétisation et appuyée par le Salon du livre de Montréal est un réel succès et, encore une fois, la récolte fut excellente : on estime à plus de 2000 le nombre de livres neufs recueillis au Salon. Le public peut continuer d’acheter des livres pour ces jeunes dans les librairies participantes du Québec au cours des mois de novembre et décembre. Ces livres seront redistribués aux enfants de milieux défavorisés en mai prochain.

SLM