Art et culture
Accueil -> culture -> Tous les chroniqueurs du passé -> Chronique auteurs québécois - Essais, biographie, documents ->

Entre 1939 et 1944, un certain Maxence publie dans le quotidien trifluvien des billets d’humeur.

Durant cette période, Trois-Rivières est toujours le fief de Maurice Duplessis, mais le « Chef » a repris son rôle de leader de l’opposition officielle.

C’est une ville ouvrière, besogneuse, à l’image du reste de la province, mais aussi « la ville de la liberté ».

Trois-Rivières, « mollement assise au bord du fleuve qui coule à ses pieds, mène une vie paisible et sans fracas » nous écrit Maxence.

À Trois-Rivières comme ailleurs c’est l’époque de la censure, du rationnement, des efforts de guerre.

C’est aussi le temps des suffragettes qui militent encore au Québec pour obtenir le droit de vote.

Maxence, c’est nul autre que Fernand Gagnon, reporter, chroniqueur municipal, courriériste parlementaire, éditorialiste, rédacteur en chef et directeur-gérant du quotidien Le Nouvelliste de 1955 à 1958.

« Parmi les grands problèmes dont se préoccupent, sans les solutionner, les meilleurs cerveaux, les sociologues, les politiciens et les économistes, se trouve le travail féminin. À débattre cette brûlante question, on ne réalise d’ailleurs que trop sa complexité décevante. Le travail féminin restera le sujet de conférence le plus passionnant, la controverse préférée des guérisseurs de la plaie du chômage. Indispensable au foyer, la femme est un luxe au bureau, un luxe dont on ne saurait se passer. Je gage que ceux qui m’auront lu jusqu’ici iront penser que je parle ainsi parce que les femmes ont maintenant le droit de vote. »

L’AUTEUR :

FERNAND GAGNON est né à Trois-Rivières le 4 septembre 1913.

Sa carrière de journaliste au quotidien Le Nouvelliste débute en septembre 1939. Il occupera tour à tour les fonctions de reporter, de chroniqueur municipal, de chef de pupitre, d’éditorialiste, de rédacteur en chef et de gérant de la rédaction.

Fernand Gagnon fut aussi courriériste parlementaire à Québec de 1948 à 1950. Il a été le directeur-gérant du journal de 1955 à 1958.

Fernand Gagnon s’est retiré prématurément en juin 1975 en raison de la maladie. Il est décédé le 17 juillet 1988.

Ce livre regroupe tous les billets que Fernand Gagnon signait régulièrement dans les pages du Nouvelliste de Trois-Rivières durant la seconde guerre mondiale.

Sous sa plume à la fois vivante et drôle, à l’instar des blogues d’aujourd’hui, nous pouvons suivre le quotidien de l’époque ce qui fait de ce livre un document très intéressant qui dépasse largement la région de Trois-Rivières.

C’est son fils Pierre qui a initié le projet et c’est la bibliothécaire Louise Tousignant qui s’est chargée de retracer tous les billets dans les archives de Bibliothèque et Archive Canada.

Pierre Gagnon habite maintenant à Vancouver tandis que Louise Tousignant habite la région de l’Outaouais.

– Éric Simard,
Directeur des communications.

LES BILLETS DE MAXENCE 1939-1944
Fernand Gagnon
Préface de Guy Fournier
LES ÉDITIONS DU SEPTENTRION
2009 – 404 pages – 29,95$

Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur :

LES ÉDITIONS DU SEPTENTRION

Titres chez cet éditeur présentés chez Planète Québec en 2009 dans la catégorie « Auteurs hors-Québec, Littérature, essai, document et poésie :»

Les réfugiés acadiens en France – 1758-1785 – L’Impossible réintégration ?

Histoire de l’Amérique latine et des Antilles. De l’indépendance à nos jours

Les fonctionnaires. Politique, bureaucratie et jeux de pouvoir

La vie musicale à Trois-Rivières, 1920-1960

Québec – Ville assiégée – 1759-1760

Les billets de Maxence – 1939-1944

Les communautés religieuses au Québec. Il était une fois la foi

Louise de Ramezay et son moulin à scie

Jean Pelletier. Entretiens et témoignages

Géopolitique d’une ambition inuite. Le Québec face à son destin nordique

Jacques Labrie : Écrits et correspondance

L’Île Perrot – 1672-1765

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Entre 1939 et 1944, un certain Maxence publie dans le quotidien trifluvien des billets d’humeur.

Durant cette période, Trois-Rivières est toujours le fief de Maurice Duplessis, mais le « Chef » a repris son rôle de leader de l’opposition officielle.

C’est une ville ouvrière, besogneuse, à l’image du reste de la province, mais aussi « la ville de la liberté ».

Trois-Rivières, « mollement assise au bord du fleuve qui coule à ses pieds, mène une vie paisible et sans fracas » nous écrit Maxence.

À Trois-Rivières comme ailleurs c’est l’époque de la censure, du rationnement, des efforts de guerre.

C’est aussi le temps des suffragettes qui militent encore au Québec pour obtenir le droit de vote.

Maxence, c’est nul autre que Fernand Gagnon, reporter, chroniqueur municipal, courriériste parlementaire, éditorialiste, rédacteur en chef et directeur-gérant du quotidien Le Nouvelliste de 1955 à 1958.

« Parmi les grands problèmes dont se préoccupent, sans les solutionner, les meilleurs cerveaux, les sociologues, les politiciens et les économistes, se trouve le travail féminin. À débattre cette brûlante question, on ne réalise d’ailleurs que trop sa complexité décevante. Le travail féminin restera le sujet de conférence le plus passionnant, la controverse préférée des guérisseurs de la plaie du chômage. Indispensable au foyer, la femme est un luxe au bureau, un luxe dont on ne saurait se passer. Je gage que ceux qui m’auront lu jusqu’ici iront penser que je parle ainsi parce que les femmes ont maintenant le droit de vote. »

L’AUTEUR :

FERNAND GAGNON est né à Trois-Rivières le 4 septembre 1913.

Sa carrière de journaliste au quotidien Le Nouvelliste débute en septembre 1939. Il occupera tour à tour les fonctions de reporter, de chroniqueur municipal, de chef de pupitre, d’éditorialiste, de rédacteur en chef et de gérant de la rédaction.

Fernand Gagnon fut aussi courriériste parlementaire à Québec de 1948 à 1950. Il a été le directeur-gérant du journal de 1955 à 1958.

Fernand Gagnon s’est retiré prématurément en juin 1975 en raison de la maladie. Il est décédé le 17 juillet 1988.

Ce livre regroupe tous les billets que Fernand Gagnon signait régulièrement dans les pages du Nouvelliste de Trois-Rivières durant la seconde guerre mondiale.

Sous sa plume à la fois vivante et drôle, à l’instar des blogues d’aujourd’hui, nous pouvons suivre le quotidien de l’époque ce qui fait de ce livre un document très intéressant qui dépasse largement la région de Trois-Rivières.

C’est son fils Pierre qui a initié le projet et c’est la bibliothécaire Louise Tousignant qui s’est chargée de retracer tous les billets dans les archives de Bibliothèque et Archive Canada.

Pierre Gagnon habite maintenant à Vancouver tandis que Louise Tousignant habite la région de l’Outaouais.

– Éric Simard,
Directeur des communications.

LES BILLETS DE MAXENCE 1939-1944
Fernand Gagnon
Préface de Guy Fournier
LES ÉDITIONS DU SEPTENTRION
2009 – 404 pages – 29,95$

Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur :

LES ÉDITIONS DU SEPTENTRION

Titres chez cet éditeur présentés chez Planète Québec en 2009 dans la catégorie « Auteurs hors-Québec, Littérature, essai, document et poésie :»

Les réfugiés acadiens en France – 1758-1785 – L’Impossible réintégration ?

Histoire de l’Amérique latine et des Antilles. De l’indépendance à nos jours

Les fonctionnaires. Politique, bureaucratie et jeux de pouvoir

La vie musicale à Trois-Rivières, 1920-1960

Québec – Ville assiégée – 1759-1760

Les billets de Maxence – 1939-1944

Les communautés religieuses au Québec. Il était une fois la foi

Louise de Ramezay et son moulin à scie

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L’Île Perrot – 1672-1765