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LES CENDRES D’ANGELA
UNE ENFANCE IRLANDAISE

Après des siècles d’expropriations, de privations et d’humiliations, les Irlandais ont acquis la faculté d’affronter crânement la misère.

C’est ce que décrit Frank McCourt à travers le récit de son enfance.

Il écrit : » Quand je revois mon enfance, le seul fait d’avoir survécu m’étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l’enfance heureuse vaut rarement qu’on s’y arrête. Pire que l’enfance misérable ordinaire est l’enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l’enfance misérable en Irlande catholique. »

Le père, Malachy, est un charmeur irresponsable.

Quand par chance il trouve du travail, il va boire son salaire dans les pubs, rentre la nuit en braillant des chants patriotiques et tire ses enfants du lit pour leur faire promettre de mourir pour l’Irlande.

Angela, la mère, supporte les grossesses et les deuils avec résignation, ravale sa fierté pour mendier des secours.

Frankie, l’aîné de la fratrie, surveille les petits, fait les quatre cents coups avec ses copains.

Et, surtout, observe le monde des adultes.

La magie de Frank McCourt est d’avoir retrouvé son regard d’enfant, sensible et juste, pour faire revivre le plus misérable des passés sans aucune amertume.

Une fervente humanité et une grande générosité font de cette autobiographie un livre qui nous accroche dès la première page et qu’on ne veut pas quitter avant la dernière…

Un film a été tiré de cette biographie; mais ici, vous retrouvez le texte intégral avec tout ce qu’un livre peut apporter de détails et de sentiments…

Ce livre a obtenu le prix Pulitzer en 1997 et le National Book Critics Circle Awards.

LES CENDRES D’ANGELA
Frank McCourt
J’AI LU (poche)
Collection Roman # 5000
512 pages – 14,50 $

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