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Les Grands Ballets Canadiens
saluent les grands classiques du XXe siècle

En ce début de millénaire, Les Grands Ballets Canadiens présentent du 9 au 18 mars 2000, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, un programme de quatre oeuvres regroupées sous le titre Les Grands Classiques du XXe siècle.
Ce sera l’occasion pour le public montréalais d’assister – à travers des
chorégraphies de Balanchine, Tudor, Limón et Jooss – à un tour d’horizon des grands courants de la danse qui ont marqué les cent dernières années.

Créée en 1969, la Valse fantaisie de George Balanchine laisse peu de place au
langage descriptif. Plutôt, l’oeuvre tout entière repose sur l’interprétation que font les danseurs de la Valse Fantaisie en si mineur de Mikhaïl Glinka.

Le chorégraphe d’origine russe, dont on a souvent comparé le génie créateur à celui de Picasso et de Stravinski, a su élaborer sur la musique de Glinka un ballet où virtuosité et rapidité tiennent le spectateur en alerte.

Jardin aux lilas du chorégraphe britannique Antony Tudor date de 1936. Sur
le Poème, opus 25, pour violon et orchestre d’Ernest Chausson, Tudor a mis
en scène la déconvenue de deux êtres tourmentés par la passion et le
désespoir à la veille d’un mariage de raison.

Premier chef-d’oeuvre de Tudor, Jardin aux lilas illustre bien l’apport du chorégraphe à qui l’on attribue l’idée de donner au ballet classique une nouvelle portée par l’expression psychologique.

Certains voient même dans son oeuvre l’influence de Sigmund Freud et de
Konstantin Stanislavski.

Le troisième ballet inscrit au programme est l’oeuvre du chorégraphe mexicain José Limón créée en 1932, The Moor’s Pavane.

S’inspirant de deux musiques du compositeur anglais Henry Purcell, The Gordian Knot Untied et Abdelzar Suite, Limón a élaboré sur le thème de l’Othello de Shakespeare sa propre variation de l’histoire du Maure qui, ayant tué sa femme après qu’un ami eut tenu sur son compte des propos calomnieux, s’aperçoit qu’il a été trompé et succombe à la rage et au désespoir.

Le succès rencontré par La Table verte, d’abord à Paris en 1932, puis lors de plusieurs tournées mondiales, assura au chorégraphe allemand Kurt Jooss une renommée internationale.

Cette oeuvre fascinante soutenue par la musique de F. A. Cohen fait l’apologie de l’espoir, de l’amour et du courage humain face à la mort.

À noter que Joos créa La Table verte un an avant de quitter l’Allemagne pour des raisons d’ordre politique.

Accompagnés de l’orchestre des Grands Ballets Canadiens sous la direction de Jacques Lacombe, c’est un véritable voyage à rebours à travers un siècle de transition que nous proposent les danseurs des Grands Ballets, sous l’habile direction artistique de Gradimir Pankov.

Représentations les 9, 10, 11, 16, 17 et 18 mars 2000, à 20 h.
Matinée le 18 mars, à 14 h.

Les billets sont en vente à la Place des Arts au (514) 842-2112, site Internet : http://www.pda.qc.ca
et à tous les comptoirs du réseau Admission au (514) 790-1245.

Prix des billets : Soirée Matinée
parterre 56,00 $ 49,50 $
mezzanine 39,50 $ 36,00 $
balcon 25,00 $ 20,00 $
Enfants 14 ans et moins : 20,00 $
et plus encore!

On peut s’abonner à cette deuxième partie de saison des Grands Ballets Canadiens en se procurant le forfait L’univers du ballet, une toute nouvelle série permettant de voir 3 spectacles pour le prix de 2, soit 112 $ (au lieu de 168 $) taxes et redevances comprises.

Pour s’abonner à L’univers du ballet :
(514) 849-0269, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h ou http://www.grandsballets.qc.ca

Renseignements : Louis Delage au (514)849-8681 ou par courriel : delage.louis@grandsballets.qc.ca

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