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LILISON DI KINARA
BAMBATULU
En assistant à l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle « Théâtre Hector-Charland », de l’Assomption, j’ai rencontré un des artistes qui sera en spectacle durant la saison 1999-2000 (saison que je vous décrirai en détails à partir de lundi)

Il s’agit de Lilison Di Kinara. Pour ma plus grande joie, son agent Lise Raymond m’a offert son C.D. intitulé BAMBATULU.

M’imaginez-vous chalouper sur ma chaise!!! Hummmmmmm, hummmmmm, hummmmmm !…. Lilison m’a jeté le sort d’aimer ce C.D. Et je suis envoûtée !!!!

Pagliaro a fait avec Lilison les arrangements de ce C.D. « Pagliaro! » me dites-vous. « Eh, oui! » C’est qu’il y croyait pas à peu près Pag.

Il joue du conga, de la guitare, de la calebasse, du udu; en plus il fait du graphisme, de la sérigraphie, de la photographie, de la pyrogravure et de la sculpture….. et la voix….. douce, mélodieuse, chaleureuse, enveloppante, envoûtante… (hummmmmmm, hummmmmm, hummmmmmm!)

Je le laisse vous parler de lui:

…..Je suis venu au monde dans le quartier appelé Tabanka di Impada situé au sud de la vieille ville nommée Belanbe, rebaptisée Bolama du temps du colonialisme portugais et qui fût, à cette époque, la capitale de Guinée-Bissau, petit pays coincé entre le Sénégal et la Guinée-Conakri.

Bolama, une île, toute petite… en Afrique, berceau du monde.

On m’a appelé M’Bari di Kinara. Je suis devenu Lilison et d’aussi loin que je me rappelle, les images ont hanté mon regard comme le son des tambours a martelé ma tête.

Je suis né dans la rue et j’y ai tout appris, comme beaucoup d’artistes.

À travers les yeux des autres, leur langage, leur monde, j’ai compris le pouvoir de l’artiste qui dirige sans régner, enseigne sans diplôme, apprend sans bouquins.

Peu importe si je peins, chante ou joue, je porte en moi la mémoire de mes ancêtres: je navigue dans les eaux troubles du temps qui passe, de la jeunesse à la vieillesse, du futur au passé et, du fond de mon âme, je voyage vers l’infini aux extrémités du monde.

Je chante en créole portugais, la langue parlée en Guinée-Bissau. Je m’inspire des rythmes locaux: le Gumbé, le Kumboï, le Kussundé, le Djambadon, le Singa, le Budju de Po. (hummmmmmm, hummmmmm, hummmmmmm!)

Assis sur le quai dans le port de Pindjikiti, à Bissau N’tim, dos à l’océan, je caresse le village du regard, j’entends les pilons de nos mères. Leur rythme syncopé, l’Afrique, ses cultures, ses émotions m’envahissent, je ressens les influences de l’océan…….

Je suis comme le grain de café. On le sème, on le cultive, on le cueille. Séché et torréfié, le grain est moulu, réduit à sa plus simple expression. Seul demeure son dénominateur commun sa quintessence.
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Je ne comprends rien à ce que j’entends, mais je comprends tout!!!

Musique de l’âme, musique universelle.

LILISON DI KINARA
BAMBATULU
Pour plus d’informations: Communications Lise Raymond 514 – 985-0060

Il sera en spectacle au Théâtre Hector-Charland de L’Assomption le 19 février 2000
Et à la Salle Rolland Brunelle de Joliette le 17 mars 2000

Houuuuuuuu, chakacha, houuuuuuuuuuuuuu !!!!