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L’Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AEQJ) vient de rendre public un Manifeste dénonçant la situation socioéconomique des écrivains au Québec.

Dans ce Manifeste, l’AEQJ dresse le portrait des écrivains québécois, plus particulièrement ceux oeuvrant en littérature pour la jeunesse, et révèle ce qu’ils vivent au quotidien dans l’exercice de leur métier.

Parmi les thèmes abordés, soulignons entre autres la promotion des oeuvres et les droits d’auteur, l’aide à la création, les relations avec les éditeurs, l’absence de filet de sécurité sociale, l’état des bibliothèques, sans oublier le culte du vedettariat.

Le Manifeste montre du doigt des faits pour le moins troublants que tout le monde semble accepter sans questionner.

Ainsi, bien que le marché du livre représente plus de 600 millions de dollars, le plaçant en tête d’affiche du palmarès des industries culturelles québécoises (avant la télédiffusion, le disque et le cinéma), les écrivains ne récoltent que quelques miettes de cette manne.

Et ces miettes diminuent d’année en année.

Il semblerait également que plus un écrivain se consacre à son métier, plus il s’appauvrit. Pourquoi ?

Avec la publication de ce Manifeste, l’AEQJ souhaite que des politiques durables soient mises de l’avant afin que l’on reconnaisse pleinement le métier d’écrivain et que l’on améliore la situation socioéconomique des écrivains.

L’AEQJ a été fondée en 1992 et a pour but de faire connaître et aimer le métier d’écrivain tout en défendant les droits et les intérêts de ses membres.

L’Association regroupe plus d’une centaine d’écrivains et chapeaute l’attribution annuelle du Prix Cécile Gagnon, qui vise à encourager la relève en littéraure pour la jeunesse.

Les personnes intéressées à prendre connaissance du Manifeste peuvent le faire sur le site Internet de l’Association : AEQJ.

Source :

Sonia K. Laflamme