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Yolande Grisé
Éditions du Nordir
Collection : Roger-Bernard
436 pages
Date de parution : 2002
35,00 $

Éditions du Nordir
Le Nordir

Le quart de siècle écoulé en Ontario depuis l’année 1977, marquée par les débuts du conflit scolaire de Penetanguishene, jusqu’à l’automne 2002, consacrant la victoire de la cause Monfort, devant les tribunaux, illustre que « la tradition française de combat et de vigilance » y demeure indéracinable.

La cinquantaine de textes réunis ici témoigne du rayonnement de l’héritage français en cette province canadienne.

« Ces textes expriment mes convictions et exposent la perspective selon laquelle j’ai exercé ma profession dans un milieu universitaire partiellement de langue française. »
Yolande Grisé

Je me souviens de la première fois que j’ai entendu le mot « Ontarois » . J’étais à un congrès d’enseignant.e.s à Toronto, vers la fin des années ’70, et Yolande Grisé l’avait lancé, pendant une conversation… J’avais un père québécois et une mère franco-ontarienne. Gestalt! Puissance d’un seul mot! Je me sentais, tout à coup, réconciliée avec ces deux pôles en moi qui me tiraillaient parfois.

Eh bien! Madame Grisé nous le redit « Ontarois, on l’est encore! » 

Plus tard, j’ai encore croisé Yolande, et croyez-moi, c’est toujours un plaisir. Elle est souriante et très accueillante. Elle travaillait alors à bâtir une première anthologie de littérature franco-ontarienne en quatre volumes, qui a paru chez Fides en 1982 et elle avait choisi deux de mes textes pour la publication!

De plus, j’ai travaillé, avec Jocelyne Tessier, à la trousse pédagogique qui devait accompagner le quatrième livre de l’anthologie Pour se faire un nom et qui était destinée aux 12e et 13e années.

Yolande raconte cette aventure « anthologique », dans «  Ontarois, on l’est encore» comme Gisèle Lalonde en parle aussi dans son livre Jusqu’au bout car ces deux femmes dynamiques et engagées ont souvent travaillé ensemble .

Ce n’est pas rien d’être la grande responsable de la première anthologie littéraire d’un peuple mais Yolande a su relever le défi. Il faut la connaître! C’est une vraie battante. Une femme accomplie!

« Il n’y a pas de langue sans culture, comme il n’y a pas de culture sans artistes. Les mots de la langue ne sont que l’abstraction de tout ce qui constitue la culture.»  
(Yolande Grisé, B.A. (Mtl), B.Péd. (ibid.), L.èsL. (Laval), M.èsL. (Paris), D. 3e cycle (ibid.), S.R.C., professeure titulaire à l’Université d’Ottawa en lettres françaises, Ontarois, on l’est encore!, Éditions Le Nordir, Ottawa, 2002, (p. 401).

Voir :
La Gazette de l’Université d’Ottawa
Bulletin de recherche en civilisation canadienne-française
Le militantisme ontarois/Louis Cornellier
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