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Québec 2003. Drame psychologique de 101 min. Produit par Bernadette Payeur, scénario de Bernard Émond avec Luc Picard et Guylaine Tremblay.

Gérard, ex-journalise aux faits divers, alcoolique anonyme, est revenu vivre dans le quartier de son enfance: Hochelaga-Maisonneuve.

Un lacet détaché lui sauve la vie. Il arrive chez lui quelques minutes après l’explosion de son immeuble. Six personnes sont mortes dans le sinistre. Des questions le tenaillent: pourquoi ses voisins sont-ils morts et pourquoi a-t-il été épargné? Cet événement a-t-il un sens? La vie a t-elle un sens? Pour y répondre, Gérard fouille le passé des victimes. Sa quête le mène jusqu’à Maniwaki.

Gérard n’accepte tout simplement pas d’être encore vivant quand ses voisins sont morts. Son monologue intérieur ne cesse jamais : « Tous les AA ont la même histoire. Anglais, Français, Polonais ou Algonquins, ça n’a pas d’importance. Au début, y’a la chute, au milieu, y’a l’enfer mais y’a pas de fin. Quand on est alcoolique, on marche sur un fil et puis même si on est sobre depuis 10 ans, on sait pas comment ça va finir! »

Un film d’íntrospection très crédible.

Luc Picard joue le personnage de façon très juste. On croit à ce Gérard et à sa difficulté de vivre tandis que Guylaine Tremblay colle très bien à la peau de la petite serveuse simple et généreuse.

Un film qui donne à réfléchir.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Critique d’Uparathi