Art et culture
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Du 14 au 16 février 2006, 20 h

Tentant dans ses dernières chorégraphies de se rapprocher au plus près de l’être humain pour en sonder la singularité et l’essence, Ginette Laurin nous entraîne, avec ANGELs, dans l’univers intime de ses interprètes. Leurs fantasmes de scène sont le thème même de cette nouvelle œuvre, créée avec leur complicité.

Chorégraphe et scénographie : Ginette Laurin
Danseurs : Mélanie Demers, Patrick Lamothe, Brianna Lombardo, Robert Meilleur, Marie-ève Nadeau, Michel Rhode, Audrey Thibodeau
Assistante de la chorégraphie : Chanti Wadge
Concepteurs sonores : Larsen Lupin
Concepteur lumières : François Marceau
Vidéo : Éric Morin, Chanti Wadge, Ginette Laurin, André Houle
Costumes – consultation : Carmen Alie

Réalisation des costumes et accessoires : Ginette Grenier, Philippe Pointard
Traduction en russe : Larissa Ovadis
Directeur technique : André Houle
Directeurs de production : Alain Bolduc, Catherine Desjardins-Jolin

Sept danseurs nous livrent leurs fantasmes.

Le premier numéro est déconcertant puisqu’il s’agit d’une conversation téléphonique sur cellulaire plutôt que d’une danse et dont le dénouement est pour le moins étrange.

Le danseur suivant a un fantasme russe interplanétaire particulièrement réussi; un autre est cloué au sol, incapable de se lever. Un autre personnage ne veut que toucher et être touché. Une danseuse donne l’impression d’être une poupée mécanique dont les morceaux font défaut les uns après les autres. La suivante porte un costume dont la colonne vertébrale est couverte d’écailles qui cliquettent à chaque mouvement. À se demander si nous n’avons pas déjà été couverts d’écailles.

Une danse où plusieurs couples participent est totalement ludique et très intéressante. Les couples portent des vestes de velcro. Ils se croisent, se frôlent, se touchent et lorsqu’ils s’éloignent l’un de l’autre, le velcro rend parfaitement le son qu’on associe à la douleur du déchirement causé par chaque départ.

Un des danseurs rêvait d’«un poteau de danseuse de bar », mais son corps n’a pas vraiment participé à la découverte de ce poteau, seules ses mains le touchaient.

Un numéro où les sept danseurs sont en scène en même temps se termine par un grand cri primal, assez puissant pour déranger jusqu’au plus profond de soi.

Un autre danseur fait face à l’hiver, la neige est un jeu jusqu’à ce que la tempête arrive et qu’elle le tue. Et cette femme rivée au sol par des pieds de berceuses. Elle ne peut voir la vie qu’en se berçant. Quel cauchemar pour une danseuse!

Sept numéros différents, qui nous touchent à des degrés divers. De nombreux mouvements semblaient techniquement très difficiles à réaliser mais les numéros n’étant pas ficelé dans une suite,chacun permettait l’expression corporelle du fantasme des danseurs.

Finalement, j’ai beaucoup aimé le fond de scène fait de drap de plastique transparent qui, tel un mur de glace, laissait voir les personnages qui défilaient en arrière-plan, tout comme s’ils épiaient les danseurs dans un rêve.

À la Cinquième Salle de la Place des Arts

Renseignements et réservations : Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le site

Le spectacle sera présenté au mois de mars en Italie et le 2 août au Domaine Forget dans Charlevoix.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément