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13 artistes sur la montagne

Montréal, parc du Mont-Royal
(entre la maison Smith et le grand chalet du belvédère)

« En 1964, des sculpteurs s’installaient sur le mont Royal pour réaliser des œuvres extérieures, lançant ainsi ce qui allait devenir le premier symposium de sculpture en Amérique du Nord. Quarante ans plus tard, des artistes envahissent de nouveau la montagne cet été et donnent « leur » vision, « leur » point de vue sur ce site unique qu’on définit souvent comme le « joyau de Montréal ». Artefact 2004 est organisé par le Centre d’art public, dirigé par Serge Fisette.

L’exposition se déroule sous la présidence d’honneur de Lise Bissonnette qui « salue les artistes revenus habiter la montagne, la dépeigner, la réveiller ».

Prenez le dépliant à la maison Smith, à côté des stationnements près des pentes de ski. De là vous pourrez vous rendre au belvédère, où se situe le grand chalet. Le plan en main, vous saurez où vous diriger et n’emprunterez pas inutilement quelque sentier perdu.

Les treize artistes s’expriment par différents médiums : sculpture, photo, texte…

J’ai particulièrement aimé la plaie béante pratiquée par André Du Bois. On sent la douleur de la terre. La création de Louise Viger m’a rappelé la légende de la Chasse-Galerie, et je m’attendais presque à voir son semblant de canot s’envoler avec son contingent de possédés. La volière sans toit d’Annick Pouliot nous place dans la situation de l’oiseau mis en cage.

Les écureuils masqués et à cagoules d’Ani Deschênes ressemblent à faire frémir à tous ceux qui, trop nourris par l’homme, se font bandits prêts à toutes les ruses pour obtenir ce qu’on ne leur donne plus. Les panneaux de signalisation du couple Neva-Gotthilf indiquent la route pour d’autres sommets, tous plus symboliques les uns que les autres, certains très connus : Ararat, Sinaï, Fuji; d’autres moins : Kaata en Bolivie; Tombe (le mont St-Michel); Siuha en Californie; T’Haï en Chine ou Uluru en Australie. Chacun a son histoire et alimente notre réflexion.

Je préfère les sculptures dans la nature; elles s’intègrent mieux à l’espace. Les photos, même réussies, me rappellent trop les panneaux publicitaires qui polluent notre environnement quotidien.

J’ai raté certaines œuvres faute d’avoir pu les dénicher. Et pourtant, j’ai essayé. Je suis revenue sur mes pas à plusieurs reprises. La signalisation du parcours est belle, mais trop petite pour l’immensité du site. Puisque l’exposition se poursuit jusqu’au 26 septembre, il serait encore temps de corriger la situation pour permettre à tous les artistes d’être vus…

Artefact 2004

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément