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Le premier numéro du spectacle « En devenir » est celui si merveilleux des masques neutres où des personnages de blanc vêtus et portant le masque blanc, éparpillés dans la salle, tiennent la pose jusqu’à ce signal invisible où ils se mettent en mouvement, comme des automates, en souplesse, malgré cette longue attente. On se croirait dans une scène filmée au ralenti. Tous étaient figés avant ce fameux signal.

J’aime vraiment beaucoup cette façon toute en douceur de commencer le spectacle.

« L’hommage à Cocteau » était particulièrement bien fait avec son décor surréaliste à souhait où le miroir avait sa juste place. Vénus sortant d’un rocher était exactement l’image qu’on garde d’un film du célèbre auteur et cinéaste.

« Mémoires d’écorchés » avec des textes de Jacques Prévert ne m’a pas particulièrement accrochée. J’aime pourtant beaucoup Prévert, mais j’aurais préféré le dépouillement presque absolu pour illustrer ses textes, si puissants, qu’ils peuvent presque se passer de mise en scène.

« Strip » m’a fait voir un autre aspect de cette troupe. Leur facilité à traiter de la réalité difficile des danseuses de la Main aux prises avec des problèmes de coke, d’héroïne, de dope, d’alcool, m’a étonnée.

Les textes de « La Maison d’os » écrits par Rolland Dubillard étaient excellents.

Comment ne pas rire lorsqu’on nous fait entendre du « Raymond Devos ». Ses jeux de mots ont fait leur preuve et réussissent à nous accrocher à tout coup..

Et finalement le « Blues des clowns » avec le clown Farina pour clôturer le spectacle nous laisse encore heureux d’avoir bien ri avec la troupe.

Décidément, j’aime bien les spectacles des Productions Drôle de monde.

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Cabaret des détours

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément