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Les 18, 19, 20, 25, 27 octobre et les 2 et 3 novembre 2007, 20 h

CENDRILLON

« Celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure »

UN BALLET RÉSOLUMENT CONTEMPORAIN
DE STIJN CELIS

Créée à l’automne 2003 par Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, la « Cendrillon du 21e siècle » de Stijn Celis avait surpris par son audace et sérieusement secouée le conte de Charles Perrault !

Voilà qu’elle remonte sur scène dans une version revisitée par son créateur. Ce sont les danseuses Isabelle Paquette et Callye Robinson qui incarneront tour à tour le rôle de l’héroïne.

D’ici là, procurez-vous vite vos billets pour ce premier ballet de la saison 2007-2008 des GBCM. La musique de Prokofiev, à laquelle s’ajoutera celle du pianiste américain Les Baxter, sera interprétée par l’Orchestre des Grands Ballets sous la direction d’Allan Lewis. Une présentation d’Hydro-Québec.

UNE VERSION INÉDITE

Le chorégraphe belge Stijn Celis – qui avait offert de superbes et sombres Noces en 2002 – est à Montréal depuis la fin août pour travailler avec les danseurs des GBCM. Ensemble, ils modifient et peaufinent la pièce jusqu’à l’éclosion de la « nouvelle Cendrillon ». On élabore également de nouveaux costumes et certains éléments de décors.

Commandée par le directeur artistique des Grands Ballets Canadiens, Gradimir Pankov, Cendrillon « Celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure » retient seulement quelques rudiments du conte de Perrault; les motivations des personnages y sont, il est vrai, profondément différentes. On y perd pied plutôt que sa chaussure et les chemins de l’amour pour la belle et son prince s’avèrent des plus entortillés. Fin observateur de la société, le chorégraphe, pour qui la tradition est une force vive, utilise le conte de fées pour interroger les valeurs actuelles et nous plonger dans un univers où se joue la modernité des relations humaines.

« Un ballet peu conventionnel dont on doit saluer l’audace. » (Frédérique Doyon, Le Devoir)

La Cendrillon de Stijn Celis va bien au-delà de l’histoire connue et ancrée dans la culture occidentale. C’est plutôt dans un monde contemporain en déroute, incarné par des décors difformes jonchant le sol comme à la dérive, et au coeur d’une famille dysfonctionnelle, qu’évolue notre héroïne. Inspiré par la musique de Prokofiev, terrain de jeu des plus fertiles s’il en est un pour le chorégraphe, ce dernier a conçu une oeuvre sur les rapports entre la réalité et le rêve, le féminin et le masculin, se réappropriant les qualités propres à chacun pour exprimer des paradoxes et sentiments profonds. Gestuelle, attitudes physiques et vestimentaires, y font écho.

Guidée par la mémoire de sa mère disparue, Cendrillon est une jeune femme abandonnée qui aspire à l’amour. Sa belle-mère et ses demi-soeurs capricieuses sont incarnées avec humour par des hommes, la marraine est en fait une mère-fée et le prince est prisonnier des conventions sociales de son milieu. Au-delà de l’histoire d’amour, ce ballet s’intéresse à la transfiguration intérieure des personnages dans un univers en quête de sens et célèbre le triomphe de l’authentique sur le superficiel.

STIJN CELIS

Figurant parmi les créateurs de danse contemporaine les plus actifs en Europe à l’heure actuelle, le Belge Stijn Celis était, en 2001, considéré comme le jeune chorégraphe le plus prometteur de l’année par la prestigieuse revue Ballet international/Tanz Aktuell de Berlin. Né en Belgique en 1964, Celis a aussi vécu au Zaïre. Chorégraphe et concepteur de décors, il s’est d’abord distingué comme danseur avec des compagnies telles que le Ballet Royal des Flandres, le Ballet de Zürich, le Ballet Cullberg, le Ballet de Berne et le Ballet du Grand Théâtre de Genève. C’est en 1991 au sein de cette dernière compagnie, alors sous la direction artistique de Gradimir Pankov, qu’il fait connaître ses talents de créateur lors d’un atelier chorégraphique.

Depuis 1997, Stijn Celis se consacre exclusivement à la chorégraphie et la conception de décors. Ses œuvres ont été dansées par le Ballet Gulbenkian, le Ballet Mainz, le Ballet Wiesbaden, le Ballet Nürnberg et le Ballet Cullberg. En 2002, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal lui commandaient Noces, un traité vibrant sur les rites du mariage, sur la fameuse musique de Stravinsky. En 2003, les GBCM faisait de nouveau appel à ses talents chorégraphiques pour la création du ballet Cendrillon.

De 2004 à 2007, Stijn Celis a occupé le poste de directeur artistique du Ballet de Berne, où il a réalisé notamment, en 2006, un nouveau Lac des Cygnes, une oeuvre qualifiée des plus innovatrices par le quotidien Neue Zürcher Zeitung de Zurich. Récemment, il présentait, dans le cadre de la programmation de Sujet à vif du Festival d’Avignon de 2007, un solo dansé par Julie Guibert, qui fut acclamée par la critique française.

À titre de concepteur de décors, Stijn Celis a, entre autres, travaillé auprès de Didy Veldman et collaboré avec Jan Verzweyveld à de nombreuses productions d’opéra et de théâtre.

Venez découvrir cette toute nouvelle Cendrillon « Celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure », avec l’Orchestre des Grands Ballets sous la direction du chef résident Allan Lewis.

Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts

Renseignements et réservations : Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le site

Des causeries animées auront lieu au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, avant tous les spectacles, de 19 h à 19 h 30.

POUR NE RIEN MANQUER, OFFREZ-VOUS UN ABONNEMENT !

Pour des renseignements sur les formules d’abonnement des Grands Ballets Canadiens de Montréal, les forfaits de groupe, et les privilèges exceptionnels qui leur sont rattachés, le grand public est invité à téléphoner au 514-849-0269 ou à consulter la brochure de saison ou le site www.grandsballets.com

Le site offre également des renseignements sur les spectacles, la compagnie et les danseurs.

Photo: John Hall, danseurs: Isabelle Paquette et Marius Ostrowski