Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Lumières ->

Consentement

Jusqu’au 2 février 2019

Texte Nina Raine

Mise en scène Frédéric Blanchette

Traduction Fanny Brit

Interprétation Anne-Élisabeth Bossé / Patrice Robitaille / Marie Bernier /   Véronique Côté / David  Savard / Mani Soleymanlou / Cynthia Wu-Maheux

Conception Mykalle Bielinski /  Normand Blais / Marie-Renée Bourget Harvey / Julie Breton / André Rioux /

Assistance mise en scène Andrée-Anne Garneau

Deux couples d’avocats se retrouvent lors de soirées bien arrosées. Avec humour et sarcasme, ils commentent les dossiers qui les occupent, dont une histoire de viol. Spectateurs amusés de la bêtise des passions humaines, ils se voient volontiers au-dessus de la mêlée, comme des êtres de raison, les gardiens du Droit. Et voilà qu’à la maison, leur propre vie commence à s’effriter. Tour à tour, ils connaissent trahison, détresse, accusations et incompréhension. Qui a raison ? Où se trouve la vérité ?

Brusquement, tout devient beaucoup moins clair. Au coeur du mystère : la notion de consentement.

CRITIQUE

Plusieurs histoires se chevauchent dans Consentement. D’abord, celle d’un couple qui emménage et qui reçoit ses amis même si les meubles ne sont pas encore placés et qu’il reste encore des boîtes sur scène. Ils sont tous avocats et échangent sur les dossiers qu’ils plaident. Une de ces histoires est celle d’un viol. Les avocats en discutent logiquement, selon ce que la loi prescrit, c’est-à-dire que s’il existe un doute raisonnable, l’accusé ne pourra être reconnu coupable. Comme les agressions sexuelles ne se font pas au grand jour, il est toujours difficile pour la victime de présenter des preuves. L’auteure soulève un point intéressant en expliquant que le procureur de la couronne n’agit pas pour la victime même si son rôle est de faire condamner l’accusé. Par ailleurs, l’accusé a droit aux services d’un avocat alors que la victime est laissée à elle-même. On ne peut avoir de pièce plus actuelle, tant et si bien que la traductrice Fanny Brit mentionne l’affaire Rozon dans le texte pourtant britannique.

La pièce est excellente et le texte bien senti mais je déplore qu’à maintes reprises on n’entende pas bien les répliques parce que les mots ne sont pas correctement articulés ou qu’on ne projette pas bien la voix. Le théâtre est plus exigeant que la télé à ce niveau.

****

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu

3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts

http://www.duceppe.com ou billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou http://www.laplacedesarts.com