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Orchestre symphonique de Laval
Directeur artistique Alain Trudel

Le mercredi 28 avril à 20 h

L’OSL poursuit son cycle Beethoven
Alexandre Da Costa soliste invité

L’Orchestre Symphonique de Laval clôt de façon magistrale sa 24e saison en poursuivant son cycle Beethoven. Au programme : le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 61 et la Symphonie no 7 en la majeur, op. 92. Ce concert mettra de l’avant l’exceptionnel talent du violoniste québécois de réputation internationale Alexandre Da Costa. Acclamé à travers le monde, le jeune virtuose en est à sa première visite à l’OSL ; voilà une chance inouïe d’entendre un des musiciens les plus doués du moment. Âgé d’à peine neuf ans, on disait déjà de Alexandre Da Costa qu’il était un prodige de la musique. Nul doute que sa grande sensibilité et la sonorité de son Stradivarius Di Barbaro sauront émouvoir !

Dans le cadre de l’un de ses projets impliquant la communauté, l’OSL accueillera pour ses «Préludes» les
37 élèves de l’ensemble à cordes de l’école secondaire Poly-Jeunesse de Laval. Sous la direction musicale de Manon Reddy, ils interpréteront la Petite suite pour orchestre à cordes de Carl Nielsen. À noter que l’OSL soulignera également le 60e anniversaire des Jeunesses Musicales du Canada.

Le concert Da Costa et l’OSL sera présenté, le mercredi 28 avril à 20 h à la salle André-Mathieu.

Maestro Alain Trudel, directeur artistique de l’OSL, vous donne rendez-vous pour une conférence d’avantconcert présentée dès 19 h 15.

ALEXANDRE DA COSTA
Gagnant de nombreux premiers prix nationaux et internationaux, Alexandre Da Costa a donné plus de
1000 concerts et récitals dans le monde, joué dans les plus grandes salles et avec les chefs d’orchestre les plus réputés, dont Rafael Frühbeck de Burgos, Leonard Slatkin, Matthias Bamert, Günter Herbig, Pedro Halffter, Robert Bernhardt, Adrian Leaper et Lior Shambadal, etc.

Né à Montréal en 1979, Alexandre Da Costa démontre dès son jeune âge un intérêt hors du commun pour le violon et le piano. Enfant prodige, il donne ses premiers concerts à l’âge de neuf ans et excelle dans le jeu de ces deux instruments avec autant de virtuosité que de musicalité, mais c’est le violon qui le propulse, alors qu’il est encore très jeune, sur la scène musicale en tant que soliste.

En 1998, à 18 ans, il obtient une maîtrise en violon et un premier prix au concours du Conservatoire de musique du Québec, ainsi qu’un baccalauréat spécialisé en interprétation piano à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. De 1998 à 2001, il étudie auprès de son mentor Zakhar Bron à la Escuela Superior de Música Reina Sofia à Madrid.

Entre 1998 et 2006, il enregistre 12 disques solos sous étiquette XXI-21 et ATMA, dont le premier enregistrement mondial des concertos pour violon et orchestre des compositeurs portugais Luis de Freitas Branco et Armando José Fernandes. Cet enregistrement est mis en nomination dans la catégorie du meilleur enregistrement classique aux Juno 2006. En 2009, il enregistre sous étiquette Warner des concertos de Michael Daugherty avec l’Orchestre Symphonique de Montréal. Il enregistre aujourd’hui pour Warner Classics International et JVC/Victor (Japon).

En plus de ses activités de soliste, Alexandre est un professeur de violon actif et il consacre régulièrement
du temps pour donner des classes de maître et des cours privés dans plusieurs universités et conservatoires d’Europe et du Canada. Les critiques saluent sa technique parfaite qui lui vient tout droit de l’École russe. Admirant son énergie et sa grande musicalité, ils sont unanimes à dire qu’il est désormais un artiste solidement établi.

AU PROGRAMME

Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 61

C’est à Vienne, le 23 décembre 1806, que le compositeur Ludwig van Beethoven catapultait un objet insolite dans l’espace musical de l’époque : le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, opus 61.

L’oeuvre, achevée quelques jours avant sa création, fut interprétée par le flamboyant Franz Clement. Mais, si ce concerto, estimé longtemps comme une oeuvre injouable, fut fort bien accueilli du public viennois, il ne suscita pas le même enthousiasme chez les critiques. Ce n’est qu’à partir de 1844 que l’oeuvre va acquérir ses lettres de noblesse. En effet, lors d’une triomphale tournée de concert en Angleterre, un jeune prodige de treize ans, le violiste Joseph Joachim, sous la direction de Félix Mendelssohn, va la révéler au public anglais. Le concerto devint dès lors le prototype du concerto pour violon romantique. Exigeant du point de vue de la technique, l’oeuvre évite volontairement la virtuosité ostentatoire pour élever le discours musical
vers des sphères plus hautes. En mai 1806, Beethoven avait conclu des fiançailles secrètes avec Thérèse de Brunswick. Certains ont prétendu que l’on pouvait entendre des échos de son bonheur dans le lyrisme de cet admirable concerto.

Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
Symphonie no 7 en la majeur, op. 92

Au cours du dix-neuvième siècle, le genre symphonique va largement contribuer à développer l’orchestre moderne. Quoique sur le plan de la formation orchestrale cette Septième Symphonie demeure conservatrice, car le compositeur recourt ici à la formation habituelle en ce début du siècle, elle ouvrira tout de même des horizons sonores jusque-là inexplorés. La Septième Symphonie fut créée à l’Université de
Vienne, le 8 décembre 1812, sous la direction de Beethoven lui-même lors d’un concert de bienfaisance au profit des soldats autrichiens. L’événement est organisé par le fameux mécanicien Johann Nepomuk Maelzel (1772 – 1838), un ami du compositeur et patenteux de génie, inventeur notamment du métronome et de plusieurs automates musicaux. Malgré la surdité qui a gagné sur lui, Beethoven est alors au sommet
de sa gloire. Le public aima d’emblée cette Septième Symphonie – le deuxième mouvement fit un tabac — bien que là encore, la voix discordante de quelques éteignoirs se fit entendre. Mais au cours des décennies, les commentateurs de l’oeuvre sont unanimes : voilà bien la plus rythmique des symphonies beethovéniennes. Raison pour laquelle, sans aucun doute, Richard Wagner n’avait aucunement hésité à la
surnommer L’apothéose de la danse.

Salle André-Mathieu
475, boul. de l’Avenir
Laval

Les billets pour ce concert sont disponibles
Au guichet de la salle André-Mathieu
Par téléphone, billetterie de la salle André-Mathieu : (450) 667-2040
En ligne : www.salleandremathieu.com
Via le Réseau admission : (514) 790-1245 www.admission.com.