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Le dimanche 12 février 2006, 14 h 30

Les dimanches en musique / Vadim Repin : « magistral »

Premier prix au Concours Reine Élisabeth alors qu’il n’avait que 17 ans, Vadim Repin est certainement l’un des plus grands violonistes sur la scène internationale actuellement. « Tout simplement le meilleur, le plus parfait violoniste que j’aie jamais entendu » n’avait pas hésité à affirmer Yehudi Menuhin après l’avoir entendu. Il jouera la Symphonie espagnole d’Édouard Lalo, pièce célébrissime du répertoire concertant pour violon, qui devait recevoir un accueil enthousiaste dès sa première interprétation par le légendaire Pablo de Sarasate. Parsemée de références aux thèmes espagnols (et au rythme d’habanera en particulier), l’œuvre n’est en fait ni symphonie ni concerto mais plutôt une suite en cinq mouvements dans laquelle le soliste s’intègre à l’orchestre.

Puis, Kent Nagano dirigera la suite de Pulcinella d’Igor Stravinski, qui comprend huit des scènes du ballet. Pulcinella (cousin méditerranéen de Petrouchka), un grand balourd d’ivrogne, déchaîne les passions et provoque l’ire des autres hommes. Après des déguisements, des fausses mises à mort, des dédoublements, des résurrections, l’histoire se conclue dans la plus grande bonne humeur. Stravinski portait une affection particulière à ce ballet, écrit dans un style néoclassique : « Pulcinella fut une découverte du passé, l’épiphanie grâce à laquelle l’ensemble de mon œuvre à venir devint possible. C’était un regard en arrière, certes, la première histoire d’amour dans cette direction-là mais ce fût aussi un regard dans le miroir. » Le dernier concert public du compositeur, le 17 mai 1967, devait d’ailleurs être consacré à cette œuvre.

Œuvre parente du Sacre du printemps de Stravinski par l’orchestration et les rythmes, Le Mandarin merveilleux de Béla Bartók était, dans sa version originale, une pantomime dansée, proche dans l’esprit du cinéma de Fritz Lang (Metropolis).
L’« immoralité » du spectacle créa le scandale (le livret raconte une histoire plutôt scabreuse) et le compositeur décida alors de retirer son œuvre de la scène et d’en faire une suite orchestrale. Celle-ci reprend à peu près les premiers deux tiers de la partition originale auxquels Bartók y intégrera une conclusion de concert.

Programme

Kent Nagano, chef d’orchestre
Vadim Repin, violoniste
Édouard Lalo, Symphonie espagnole
Igor Stravinski, Pulcinella, suite
Béla Bartók, Le Mandarin merveilleux, suite

À la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Billets à partir de 15 $ Renseignements et réservations : Billetterie OSM (514) 842-9951 ou sur le site www.osm.ca ou Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le site