Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Lumières ->

Jusqu’au 10 février 2007

James Hyndman est Don Juan. Il est beau mais respire tellement l’innocence qu’on a mal à croire qu’il soit vraiment imbu de lui-même au point qu’il veuille, à la moindre occasion, séduire nonnes, paysannes voire même fournisseurs. Il n’a pas, dommage pour Don Juan mais heureusement pour lui, l’arrogance du regard et du geste de celui qui se croit bien supérieur au commun des mortels. Ce n’est que vers la fin de la pièce qu’on sent James Hyndman prendre assez d’assurance pour croire qu’il est vraiment le beau parleur dont il incarne le rôle.

Peut-être James Hyndman devrait-il se rappeler notre célèbre premier ministre, Pierre Elliott Trudeau, dont le charisme a agi sur les foules toute sa vie durant, sans qu’il se soit jamais départi de sa suffisance.

Si ce n’était des rappels constants de son peu de moralité par Sganarelle, son valet, interprété magnifiquement par Benoît Brière, on pourrait facilement croire que Don Juan se repentirait vite de ses vices.

Benoît Brière est un brillant Sganarelle, son humeur changeant tout au long de la pièce, il embrasse chaque situation en souplesse, de tout son être, tantôt avec autorité, tantôt avec servilité, parfois avec fourberie, parfois avec une drôlerie bien dosée.

C’est Sganarelle qui est chargé de demander au public d’éteindre cellulaires, alarmes et tutti quanti avant le lever du rideau et Benoît Brière nous offre un bijou de numéro.

Cliquez pour consulter le livret de Don Juan

Au Théâtre du Nouveau Monde
84 rue Sainte-Catherine Ouest, métro Place des Arts

Billetterie TNM : 514.866.8668 ou sur le site… du TNM.

1/2

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément