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Les 12, 13, 14 et 15 septembre à 20 h et le 16 septembre 2006 à 16 h

FANNY ARDANT dans La Maladie de la mort
de MARGUERITE DURAS

5 représentations exceptionnelles du 12 au 16 septembre 2006

« Seule en scène, Fanny Ardant se love au creux des mots de Duras et réussit le beau pari d’incarner non pas un personnage mais l’écriture, son rythme doux et violent. Elle joue sur le ton d’une confidence grave, délicate, attentive…» – Nouvel Observateur

Crédit photo: Pascal Victor

Cette année, le FIL a choisi de rendre hommage à Marguerite Duras morte il y a dix ans, le 3 mars 1996 à l’âge de 81 ans, en invitant nulle autre que la grande actrice française Fanny Ardant à venir dire au public québécois un de ses plus beaux textes , La Maladie de la mort, écrit en 1982.

Pourquoi rendre hommage à Duras ? Parce que, plus que tout autre écrivain français, elle a marqué l’imaginaire de nombreux lecteurs, écrivains, cinéastes et metteurs en scène québécois. Si certains se souviennent encore de la place qu’elle occupa dans leurs cours de littérature dans les années soixante-dix et quatre-vingt, nombreux sont ceux et celles qui n’ont pas oublié son passage fort remarqué, en compagnie de Yann Andréa, à Montréal en 1981. Aujourd’hui encore, plusieurs de ses pièces sont présentées sur la scène théâtrale québécoise. S’investissant dans la littérature avec acharnement, sans faire de distinction entre le roman, le théâtre, le cinéma et le journalisme qu’elle pratique indifféremment, Marguerite Duras est devenue un auteur culte, suscitant toutes les haines et toutes les admirations.

« Pour moi qui aime l’exagération, je dirais que c’est l’écrivain de ce siècle. Je trouve cette œuvre tellement forte, belle et vraie, que j’éprouve le désir de rentrer dedans avant même d’en apprécier la juste mesure » déclarait Fanny Ardant à quelques jours de la première représentation de La Maladie de la mort de Marguerite Duras , mise en scène par Bérangère Bonvoisin, dans un théâtre parisien en juin dernier. Et elle ajoutait : « J’ai lu La Maladie de la mort, une première fois, dans une sorte de vertige noir. Je l’ai relue une seconde fois comme si je l’avais lue en même temps que Le Ravissement de Lol V. Stein, à travers le flot ininterrompu de l’œuvre de Duras (…) C’est l’urgence et non l’importance du projet qui m’a assaillie, sans que rien n’ait eu le temps de le ternir . »

Pour dire Duras, et plus particulièrement ce texte magnifique sur l’importance du désir, il fallait une actrice passionnée que la puissance des mots n’effraie pas. Il fallait aussi le désir et l’arrogance. Seule sur scène, Fanny Ardant ne joue pas, elle dit à chacun l’urgence d’aimer. Elle nous offre, en toute indécence, un véritable hymne à l’amour construit comme une partition de musique. Un véritable bonheur.

Interprète : Fanny Ardant
Mise en scène: Bérangère Bonvoisin

Le texte La Maladie de la mort est publié aux Éditions de Minuit.

Une production du Théâtre de la Madeleine

Une présentation du Festival international de la littérature (FIL) en collaboration avec le Studio littéraire de la Place des Arts, le Consulat général de France à Québec et Culturesfrance.

À la Cinquième Salle de la Place des Arts

Billets en vente à la billetterie de la Place des Arts: (514) 842-2112 ou sur le
ou 1-866-842-2112 ou sur le site

CE QU’ILS EN ONT DIT…

« Actrice de cinéma, certes… Mais, si le 7e art lui a apporté la célébrité qu’elle mérite, c’est en premier lieu au théâtre qu’elle montre depuis ses 25 ans toutes les qualités qui font d’elle une grande comédienne. Un métier dont elle dit qu’il est « d’abord une expérience de vie ». Il y a quelque chose de théâtral chez Fanny Ardant. Une théâtralité du naturel qui fait qu’elle se donne en représentation quoi qu’elle fasse et quoi qu’elle veuille. Sa voix profonde, cette dilatation excessive des syllabes portant le son jusqu’à la note, l’organisation de ses traits en vaste paysage, l’ampleur du geste et de la démarche, tout cela fait de cette créature singulière un être avec qui parler théâtre frôle le pléonasme. »
L’Express
« Pour dire et jouer Duras, il y eut Delphine Seyrig. Il y a maintenant Fanny Ardant. On l’avait vue, magnifique, il y a une douzaine d’années, interprétant la partition des amants séparés de « La Musica » en duo avec Niels Arestrup. La voilà dans un pari plus difficile : seule en scène, au service d’un texte qui n’a pas été écrit pour le théâtre (…) L’actrice s’en empare avec une élégance discrète mais plaira sans doute surtout aux « durassiens », puisqu’on est là dans le langage secrètement musical de l’écrivain, aux frontières de la confidence et du monologue intérieur (…) Elle avance sur une ligne où se rejoignent la beauté et la douleur. C’est l’accord parfait.»
Les Échos

« Sans autre appui que sa seule grâce et ce petit canif dont la lame brille, menace vague, Fanny Ardant s’adresse à nous comme si nous étions celui à qui se confie le narrateur troublant de Duras. Histoire étrange. Acceptation de la soumission au charme impérieux d’une actrice dont on aime l’intelligence et, ici, la réserve ironique, la précision du trait. »
Le Figaro

« Fanny Ardant joue sa partition avec une sobriété qui laisse apparaître toute la beauté et la profondeur du texte de Duras. »
Télérama