Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Lumières ->

Le mercredi 6 juin 2007, 20 h

Gala d’adieu ANIK BISSONNETTE

L’ultime spectacle de la ballerine
avec les Grands Ballets Canadiens de Montréal

« Sa grâce sans artifices et la pureté de sa gestuelle ont sculpté l’espace des dernières décennies. »– Gilles Vigneault

Danseuse étoile adulée des Montréalais, Anik Bissonnette montera une dernière fois sur scène avec Les Grands Ballets Canadiens de Montréal à l’occasion d’un gala donné en son honneur à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place
des Arts, le mercredi 6 juin 2007 à 20 h. Pour cette grande soirée d’adieu venant couronner 18 brillantes années au sein de la compagnie, la ballerine et le directeur artistique des GBCM ont orchestré un programme digne des circonstances.

Anik Bissonnette dansera Límpido Amor, un solo créé spécialement pour elle par José Navas , ainsi que Polyphonia de
Christopher Wheeldon, et Noces de Stjin Celis. Un film hommage à la carrière d’Anik, réalisé par Marie Brodeur, sera projeté à la fin du spectacle.

UNE SOIRÉE D’EXCEPTION

Placé sous la présidence de Maurice Forget et animé par Marc Béland, le gala Anik Bissonnette offrira aux donateurs et au public des Grands Ballets le privilège d’applaudir une dernière fois l’exquise interprète et de lui témoigner leur admiration et leur affection. À la demande d’Anik Bissonnette, les profits de la soirée seront versés au Fonds de création des Grands Ballets Canadiens de Montréal.

OEUVRES AU PROGRAMME

CRÉATION MONDIALE DE LÍMPIDO AMOR

Pour cette soirée d’adieux, José Navas a créé un solo spécialement pour Anik sur un extrait des Vêpres de Rachmaninov. « J’ai toujours admiré l’art du ballet classique, dira-t-il, et Anik Bissonnette est l’incarnation même de celui-ci. Sa danse prodigue en richesse et en maturité fut ma principale source d’inspiration. Aussi, sa vocation de danseuse m’a suggéré deux mots : limpidité et amour. À travers ce solo, je souhaite rendre hommage à la carrière de cette interprète stupéfiante et dédier cette oeuvre à l’amour inconditionnel de la danse qu’elle a démontré pendant toutes ces années. »

POLYPHONIA

On pourra aussi apprécier tout son talent dans un duo dans Polyphonia ; une oeuvre chorégraphique sur la musique pour piano de György Ligeti « d’une minutie toute balanchienne ». « Une pièce calme et harmonieuse qui offre à bien des égards, le
meilleur de ce que le classique apporte au contemporain ». (La Presse, 2007)

NOCES

« Je veux tous les danseurs sur scène avec moi ; ils font tous partie de ma vie. », Désirant s’entourer de sa grande famille, Anik Bissonnette a également choisi de présenter Noces, une création du jeune chorégraphe belge et directeur artistique du
Ballet de Berne Stjin Celis, sur la célèbre musique d’Igor Stravinsky.

ANIK BISSONNETTE

Anik Bissonnette jouit du statut d’icône culturelle au Québec, à l’intérieur comme à l’extérieur du cercle de la danse. Gracieuse, rigoureuse, sensible et émouvante, la danseuse se démarque aussi par sa fluidité, sa générosité et son charisme.

« L’une des ballerines les plus exquises et accomplies de tous les temps. »
Karen Kain, directrice artistique, Le Ballet national du Canada

À 12 ans, elle entre à l’École de danse Eddy Toussaint pour se joindre, cinq ans plus tard, à la compagnie Toussaint. D’emblée, elle séduit les spectateurs par la pureté de ses mouvements, sa musicalité et son physique. Ses membres élancés, son haut coup-de-pied et sa force physique, étonnante chez une personne aussi menue, l’ont placée dans une catégorie à part.

En 1989, Anik Bissonnette joint Les Grands Ballets Canadiens et y devient première danseuse dès 1990. Elle accède alors à des rôles lui permettant de montrer toutes les facettes de son immense talent. Le public peut apprécier sa polyvalence dans des grands classiques tels que Casse-Noisette, Coppélia, La fille mal gardée, Les Sylphides, ainsi que dans Giselle et Le Lac des cygnes.

Elle a également l’occasion d’interpréter des rôles principaux dans des chorégraphies de Balanchine. Elle danse un premier rôle dramatique dans le Jardin aux Lilas et Pillar of Fire de Tudor, ainsi que celui de la ballerine russe dans sa pièce Gala performance,
révélant un talent inattendu pour la comédie. Suite à cela, Peter Anastos lui offre de danser Mirella Splatova, alias Maudie Splaytoes dans La chauve-souris dorée, avec des résultats hilarants. Le personnage de Desdémone dans Moor’s Pavane de Limon
lui permet de montrer l’étendue de son registre d’interprète.

Au sein des Grands Ballets Canadiens, Anik Bissonnette a pu travailler avec plusieurs des meilleurs chorégraphes actuels :

James Kudelka, qui conçoit pour elle une chorégraphie renversante dans Désir, romance, plaisirs solitaires et dans Vice-versa</i ;William Forsythe, qui la choisit pour Urlicht, ainsi que les Jirˇí Kylián, Nacho Duato, Nils Christe et Hans van Manen. La chorégraphe montréalaise Ginette Laurin utilise ses talents d’équilibriste dans sa pièce Funambules. Plusieurs jeunes chorégraphes de la relève ont aussi créé pour Anik Bissonnette, notamment Kevin O’Day, Gioconda Barbuto et Septime Webre.En 2003, elle crée le rôle de Lisa dans La Dame de pique de Kim Brandstrup.

« Anik est quelqu’un de très spécial », affirme Gradimir Pankov, directeur artistique des Grands Ballets. « J’éprouve pour elle un attachement profond. Elle est d’un grand professionnalisme, toujours sensible et à l’écoute des autres. Nous avons entretenu un merveilleux dialogue durant nos années de collaboration. »

Décorée des titres d’Officier de l’Ordre du Canada et de Chevalier de l’Ordre du Québec, Anik Bissonnette participe régulièrement à des galas de danse,ici comme à l’étranger.Ces récentes années,elle a prêté son concours au programme d’entraînement Extento, combinant le yoga et la méthode Pilates, produit par Classical Stretch et dont la série complète comprend quatre DVD. Elle a également agi à titre d’entraîneure et conseillère auprès d’athlètes tels que Alexandre Despatie et Joannie Rochette.

Aussi, la première danseuse tient à préciser : « Je veux que les gens sachent que je n’arrête pas de danser… Je poursuis simplement mon chemin. De près ou de loin, je demeurerai toujours liée aux Grands Ballets Canadiens de Montréal. Mon coeur reste ici. »

Parallèlement à sa nouvelle vie de danseuse indépendante, Anik Bissonnette continuera d’assumer la direction artistique du Festival des Arts de Saint-Sauveur et la présidence du Regroupement québécois de la danse. Elle demeurera également associée
à la jeune entreprise montréalaise de produits de beauté Shmink Cosmetics, qui mettait récemment sur le marché trois teintes de rouge à lèvres à son nom.
Celle qui a enchanté le public des Grands Ballets pendant 18 belles années danse une dernière fois avec la compagnie le
mercredi 6 juin 2007, 20 h, Salle Wilfrid-Pelletier, à l’occasion d’un gala. Beaucoup d’émotion en perspective. Procurez-vous vite vos places !

Salle Wilfrid Pelletier, Place des Arts

Billets en vente à la Place des Arts, 514 842-2112 ou sur le site de la place des Arts