Art et culture
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Du 12 octobre au 21 janvier 2007
Les mardis de 11 h à 17 h
Les mercredis, jeudis et vendredis, de 11 h à 21 h
Les samedis et dimanches, de 10 h à 17 h
Lundi fermé

Première rétrospective en Amérique du Nord de Girodet, l’un des peintres les plus importants de l’école française

Anne-Louis Girodet (1767-1824), important peintre de l’école française, est considéré comme l’un des piliers de la première période du romantisme. Pourtant, aucune exposition ne lui avait encore été consacrée en Amérique du Nord. Une rétrospective majeure de son œuvre, Girodet, le rebelle romantique, est présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, après Le Louvre, à Paris, le Art Institute of Chicago et le Metropolitan Museum of Art de New York. Déjà plus de 500 000 personnes ont apprécié cette exposition. Celle-ci réunit quelque 130 œuvres, dont des peintures monumentales parmi les plus célèbres du Louvre, déplacées pour la première fois, ainsi que des scènes historiques et une sélection d’œuvres sur papier. Témoin privilégié des bouleversements provoqués par la Révolution et l’accès au trône de Napoléon, Girodet sut tirer la peinture d’Histoire vers le spectacle des sentiments.

Il réalisa de nombreux portraits et prit position sur les grands enjeux de l’époque : il s’opposa à l’esclavagisme en peignant le portrait de Jean-Baptiste Belley, député noir de Saint-Domingue; s’engagea politiquement envers l’Empereur; se prononça pour une esthétique romantique en soutenant son contemporain, l’écrivain Chateaubriand. Cette présentation se penche sur les aspects les plus significatifs, intrigants et contestés de l’artiste, tels que les sources littéraires de son œuvre, son approche des nouveaux sujets, son intérêt pour les questions politiques et la diversité de l’humanité. La puissance de son imaginaire et son goût particulier pour le bizarre seront également évoqués.

Né en 1767 dans une famille bourgeoise de Montargis, Anne-Louis Girodet embrasse la profession de peintre malgré les objections de ses parents. À la mort de son père en 1784, il entre dans l’atelier du peintre Jacques-Louis David (1748-1825) qui sut, avant la Révolution, donner un nouveau souffle à la peinture française et poser les principes du néoclassicisme. À l’instar d’Antoine-Jean Gros (1771-1835) et François Gérard (1770-1837), Girodet compte parmi les plus célèbres de David. Doté d’un talent prodigieux, dessinateur incomparable, il assimile rapidement les principes esthétiques et intellectuels du néoclassicisme, qu’il n’hésitera pas à transgresser dans ses réalisations artistiques après la Révolution française. A vingt-deux ans, en 1789, il remporte le Prix de Rome grâce à son tableau Joseph reconnu par ses frères. Dès lors, il ne cessera d’affirmer sa singularité. Il part pour l’Italie et se concentre sur les grands maîtres de la Renaissance. En 1798, son Sommeil d’Endymion envoyé au Salon de Paris attire l’attention, mais son style plus fluide, l’irruption dans l’œuvre du mystère, de l’irrationnel et de la sensualité éloignent Girodet du néoclassicisme de David, créant une relation instable entre le maître et l’élève.

Girodet et aussi célèbre pour son caractère emporté. Son portrait de Mademoiselle Lange en Danaé (1799), où il se venge d’une courtisane et actrice, fait scandale en raison de ses connotations satiriques et sexuelles. Sa personnalité vivace et sa maîtrise de la peinture attirent l’attention de Napoléon 1er qui fait de lui son portraitiste attitré en 1800. Son instabilité émotionnelle pousse Girodet vers des sujets dramatiques ou violents tels que L’apothéose des héros français morts pour la patrie (1801), Une scène de déluge (1802-2807) ou Atala au tombeau (1808), qui lui vaut la Légion d’honneur la même année.


Lorsqu’il remporte, en 1810, un concours important au détriment du célèbre tableau de David Les Sabines, leurs relations s’enveniment. Après avoir hérite d’une fortune en 1812, Girodet ralentit sa production de peintures et s’enferme chez lui pour y écrire des poèmes sur l’esthétique, illustrer des livrs sur Virgile et Racine, et traduire des auteurs grecs et romains. Il meurt en 1824, à l’âge de cinquante-sept ans.

Le parcours chronologique de l’exposition, qui accorde également une place importante à des regroupements thématiques, souligne l’évolution de l’art de Girodet, dont l’existence sur profondément marquée par l’ambition de se construire une brillante carrière et par le contexte sociopolitique de l’époque, l’un des épisodes les plus mouvementés de l’histoire de l’Europe.

Le commissaire général de l’exposition Girodet, le rebelle romantique est Sylvain Bellenger, ancien conservateur en chef du Département d’art européen du Cleveland Museum of Art, conservateur en chef du patrimoine, détaché à l’Institut national d’histoire de l’art, Paris. Guy Cogeval, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal est le commissaire pour l’étape de Montréal.

L’exposition est accompagnée d’un important catalogue, Girodet, 1767-1824, de 495 pages, abondamment illustré, publié sous la direction de Sylvain Bellenger, en françaix et en anglais, une coédition musée du Louvre/Éditions Gallimard.

Au Musée des beaux-arts de Montréal
Pavillon Jean-Noël Desmarais
1380, rue Sherbrooke Ouest
(métro Guy-Concordia/Peel)
Tel. 514-285-2000 ou 1-800-899-muse

Consultez le site du Musée …pour plus de détails sur l’exposition.

À Montréal, l’exposition est présentée par la Financière Sun Life.

Cette exposition une initiative du Clevelant Museum of Art, a
été coorganisée par le musée du Louvre et la Réunion des musées nationaux, Paris, en collaboration avec l’Art Institute of Cbhicago, le Metropolitan Museum of Art, New York, et le Musée des beaux-arts de Montréal, avec le concours exceptionnel du musée Girodet, Montargis.

Elle bénéficie du soutien du ministère du Patrimoine canadien par le Programme d’indemnisation pour les expositions itinérantes. Le Musée des beaux-arts de Montréal remercie Farow & Ball, Manufacturers of Traditional Papiers and Paint, pour son soutien, ses partenaires médias La Presse et The Gazette. Sa gratitude va également au ministère de la Culture et des Communications du Québec et au Conseil des arts de Montréal pour leur appui constant.

Le programme d’expositions internationales du Musée des beeaux-arts de Montréal jouit de l’appui du fonds Paul G. Desmarais.