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J’abandonne une partie de moi que j’adapte

Initié et mis en scène par Justine Lequette

Idée et mise en scène Justine Lequette
Écriture collective et interprétation Rémi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud et Léa Romagny
Assistance Ferdinand Despy 
Éclairages Guillaume Fromentin

Avec le soutien de l’ESACT, La Chaufferie-Acte1, Festival de Liège, Eubelius

Du 28 août au 7 septembre 2019, la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier (TDP) accueille J’abandonne une partie de moi que j’adapte, succès du Festival Off d’Avignon à l’été 2018, pour 9 représentations seulement. Le spectacle qui tourne toujours en France et en Belgique fut initié et mis en scène par Justine Lequette. L’auteure a coécrit la pièce avec les interprètes de la production en s’inspirant du documentaire Chronique d’un été (1961), œuvre phare du cinéma-vérité en Europe. Après l’accueil chaleureux que le public montréalais avait offert à l’équipe de La Convivialité, Claude Poissant, directeur artistique du TDP, se devait de lui partager cette autre découverte belge.

« Cette écriture de plateau joyeuse et sans compromis, ce jeu libre et pourtant précis, cette quête mélancolique du bonheur, ce plongeon dans nos mémoires pour sonder le temps présent, il y a tant dans J’abandonne …»
– Claude Poissant

L’HISTOIRE 

« Êtes-vous heureux ? » Quatre comédiens trentenaires et la metteure en scène Justine Lequette, touchés par le documentaire français Chronique d’un été (1961), reprennent les questions-clés qu’autrefois les cinéastes Edgar Morin et Jean Rouch posaient aux passants, aux ouvriers, aux étudiants, aux immigrants. Dont celle-là, et celle-ci. « En quoi votre bonheur est-il lié au travail ? ». Près de 60 ans plus tard et devant une société transformée, la création de ces artistes issus du Conservatoire de Liège met en perspective les deux époques et s’interroge, avec force et tendresse, sur les notions de travail, de bonheur et d’utopies.

Entre écriture de plateau et effluve de Nouvelle Vague, le spectacle, d’une esthétique toute en mouvance, nous laisse percevoir quel curieux sens nous donnons à nos vies.

CRITIQUE

Ils sont quatre sur scène et changent de personnage au fur et à mesure que la pièce évolue. Ils s’interrogent sur le bonheur et sur la vie en général. Pourquoi on abandonne ses rêves pour entrer en usine, pourquoi le grand patron est exigeant, pourquoi les politiciens mentent, mais surtout pourquoi on continue de vivre un quotidien peu gratifiant pour se procurer des bricoles dont la désuétude est programmée. J’ai aimé les claquements de doigts rythmés représentant la cadence de l’usine, les réponses données en pourcentage à de grandes questions existentielles. J’ai aimé les changements de costumes sur scène et j’ai aimé la fin de la pièce alors que tous quittent les vêtements qui représentent ce qu’ils ne sont pas, pour prendre un nouveau départ et retrouver cette part d’eux qu’ils avaient abandonnée. Somme toute, une intéressante remise en question.

Un seul bémol mais tout un. En début de représentation, on projette un extrait de film des années 60. Or dans le film, tout le monde fume. Les interprètes pour mieux nous situer dans le temps se mettent alors à fumer comme des cheminées et l’odeur de cigarette a envahi le théâtre. C’était tellement désagréable que j’ai été à deux doigts de quitter les lieux. À mon avis, cet épisode nauséabond à l’extrême était superflu.

*** ½ 0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu 3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

À la Salle Fred-Barry
du Théâtre Denise-Pelletier
4353 rue Ste-Catherine Est

Billetterie 514.253.8974

www.abatjourtheatre.com
www.denise-pelletier.qc.ca