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Alain Lefebvre

ALAIN LEFÈVRE CRÉE
LE CONCERTO DE L’ASILE DE WALTER BOUDREAU
PREMIÈRES PRÉSENCES À MONTRÉAL :
JONAS KAUFMANN DANS
LA BELLE MEUNIÈRE DE SCHUBERT
ORCHESTRE DU FESTIVAL DE BUDAPEST

Le pianiste Alain Lefèvre donnera la première mondiale du Concerto de l’asile du compositeur québécois Walter Boudreau, qui évoque en trois mouvements contrastés la vie du mythique poète et dramaturge Claude Gauvreau.

L’OSM est fier de recevoir pour la première fois l’Orchestre du Festival de Budapest, véritable fleuron de la vie musicale hongroise, ainsi que le ténor allemand Jonas Kaufmann.

Sous la direction de son chef fondateur, Iván Fischer, l’Orchestre du Festival de Budapest jouera notamment la Symphonie no 2 de Rachmaninov. La violoniste néerlandaise Janine Jansen sera également la soliste de la Sérénade (d’après Le Banquet de Platon) de Leonard Bernstein.

Le ténor allemand Jonas Kaufmann, sacré chanteur de l’année en décembre 2011 par Musical America, interprétera le mythique cycle schubertien La belle meunière avec le pianiste Helmut Deutsch dans l’intimité de la Maison symphonique.

Pour terminer le mois, des musiciens de l’OSM offriront un concert de musique de chambre au Musée des beaux-arts, articulé autour de deux quatuors avec piano, signés Mozart et Brahms.

ALAIN LEFÈVRE JOUE WALTER BOUDREAU
Les Grands Concerts du mardi Homeocan et les Grands Concerts du mercredi 2 Fillion Électronique
15 et 16 janvier 20 h
La Maison symphonique de Montréal
Ludovic Morlot
, chef d’orchestre
Alain Lefèvre, piano
WAGNER, Die Meistersinger, Prélude
BOUDREAU, Concerto de l’Asile (création, commande de Radio-Canada)
DEBUSSY, Images, pour orchestre

Le processus de création du Concerto de l’asile s’est entamé il y a près de cinq ans, alors que le pianiste Alain Lefèvre et Walter Boudreau ont émis le souhait de collaborer ensemble. Ce dernier, qui avait déjà réalisé la musique de scène de la production de L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau montée au TNM en 2004, a décidé d’articuler le concerto autour de la « Valse de l’asile », devenue pièce pour piano solo peu après. La
valse, dont on entendra des fragments dans le troisième mouvement, devient prétexte à un grand poème symphonique qui relate la vie du dramaturge, poète et critique littéraire québécois, seul poète du groupe automatiste, signataire du Refus Global. « C’est héroïque, pour le pianiste, pour l’orchestre. Walter Boudreau a privilégié une écriture extrêmement romantique, mais actualisée », explique Alain Lefèvre, qui a passé de longues heures à apprendre cette partition exigeante.

D’abord pensé pour deux pianos, puis dédié à l’orchestre, prolongement des deux recueils pour piano du même titre, Images de Debussy se compose de trois mouvements. « Gigues » évoque des souvenirs d’Angleterre et intègre une citation de l’air populaire The Keel Row, alors que « Rondes de printemps » s’inspire des airs populaires Nous n’irons plus au bois et Do, do, l’enfant do. Le mouvement central, « Iberia », lui-même triptyque, reste le plus populaire des trois mouvements.

Le programme, placé sous la direction du jeune chef français Ludovic Morlot, chef assistant du Boston Symphony Orchestra auprès de James Levine de 2004 à 2007, salué par la critique, dirigera également l’OSM dans le Prélude du Die Meistersinger de Wagner, compositeur dont on célèbre en 2013 le bicentenaire de naissance.

Lors de la causerie publique pré-concert au Salon Urbain, à 19 h, Kelly Rice s’entretiendra avec le chef d’orchestre Ludovic Morlot.
Le concert du 16 janvier est présenté par Fasken Martineau.

JONAS KAUFMANN EN RÉCITAL
Les Récitals
20 janvier 20 h
La Maison symphonique de Montréal
Jonas Kaufmann
, ténor
Helmut Deutsch, piano
SCHUBERT, Die schöne Müllerin (La belle meunière)

Ténor dramatique à la voix séduisante, doté d’un physique de jeune premier romantique, Jonas Kaufmann est l’un des artistes lyriques marquants de sa génération. Premier Prix de Concours Meistersinger de Nuremberg en 1993, il est depuis 1996 invité des grandes maisons d’opéra internationales. Parallèlement à sa carrière de chanteur d’opéra, il se révèle un chanteur de lied recherché, accompagné de son complice le pianiste Helmut Deutsch.

Cycle essentiel de Schubert, La belle meunière reprend 20 poèmes de Müller et s’articule comme un récit complet, les divers registres musicaux exprimant pleinement les péripéties du personnage. Un jeune voyageur arrive chez un meunier et tombe amoureux de sa fille. La belle, d’abord bienveillante, finit par se laisser séduire par un chasseur. Le pauvre apprenti meunier en mourra de chagrin et de désespoir.
Série présentée en coproduction avec Pro Musica.

ORCHESTRE DU FESTIVAL DE BUDAPEST
L’OSM reçoit
22 janvier à 20 h
La Maison symphonique de Montréal
Orchestre du Festival de Budapest

Iván Fischer, chef d’orchestre
Janine Jansen, violon
CHOSTAKOVITCH, Suite pour orchestre de variété
BERNSTEIN, Sérénade (d’après Le Banquet de Platon)
RACHMANINOV, Symphonie no 2

L’OSM accueille en première montréalaise l’Orchestre du Festival de Budapest, ensemble cofondé en 1983 par le chef d’orchestre Iván Fischer et le pianiste Zoltán Kocsis. Il a, en quelques années, acquis une réputation d’excellence au niveau international et a été l’invité des salles et festivals les plus prestigieux. L’Orchestre interprètera la Suite pour orchestre de variété de Chostakovitch, qui comprend notamment la célèbre « Valse » et la Symphonie no 2 de Rachmaninov, une oeuvre à l’architecture subtile, faisant preuve d’une maîtrise et d’une maturité exemplaires, la plus jouée des symphonies de Rachmaninov.

Née dans une famille musicienne (notamment son père et son frère aîné), Janine Jansen a fait ses débuts en public en 1997 avec le Concertgebouw d’Amsterdam et se verra remettre en septembre 2003 le Prix néerlandais de la musique par le ministre de la culture néerlendais. Ses apparitions en 2006 avec le Philharmonique de Berlin et en 2008 avec le Los Angeles Philharmonic ont étendu sa renommée de violoniste internationale. Elle interprète ici la rarement donnée Sérénade de Bernstein, créée par Isaac Stern, inspirée par une relecture du Banquet de Platon, célèbre dialogue sur la nature de l’amour. Si, dans Le Banquet, chaque orateur amorce son discours à partir du matériel proposé par le précédent, Bernstein fait de même avec les motifs musicaux, qui réapparaissent, dans un nouveau contexte ou un nouvel arrangement.

MOZART ET BRAHMS EN QUATUORS
Musique de chambre avec les musiciens de l’OSM / Tableaux en musique
25 janvier 18 h 30
Salle Bourgie du MBAM
Brigitte Rolland
, violon
Natalie Racine, alto
Anna Burden, violoncelle
Carmen Picard, piano
MOZART, Quatuor pour piano et cordes en sol mineur, K. 478
BRAHMS, Quatuor pour piano et cordes no 1 en sol mineur

Avec ses deux quatuors pour piano et cordes, Mozart devait mettre au monde un genre musical qui serait repris avec grand succès par les Romantiques, tout particulièrement Schumann, Brahms et Dvořák. Puisque la nature du piano lui permet de superposer autant de notes que l’interprète possède de doigts, l’écriture pour cette formation présuppose que les cordes peuvent être traitées en opposition avec le piano, que chaque instrument à cordes peut assumer tour à tour le rôle de soliste ou toute configuration intermédiaire. Le programme de ce soir juxtapose deux oeuvres maîtresses pour la formation, le Deuxième de Mozart et le Premier de Brahms. La pianiste Carmen Picard se joint ici à trois musiciens de l’OSM.

Présenté en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal et la Fondation Arte Musica.

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L’Orchestre symphonique de Montréal tient à remercier
Loto-Québec, le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal pour leur généreux soutien.

Renseignements: (514) 842-9951 ou www.osm.ca

L’Orchestre symphonique de Montréal est présenté par Hydro-Québec.
La saison 2012-2013 est présentée en collaboration avec Banque Nationale