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« Aventures Botaniques »        
au Musée du Château Ramezay

jusqu’au 11 septembre 2005

Le Musée du Château Ramezay vous invite à vivre d’incroyables « Aventures Botaniques » cet été. Cette exposition présentée pour la première et unique fois en Amérique du Nord, vous fera voyager au-delà des océans. Vous découvrirez les aventures extraordinaires des voyageurs et des précieux végétaux qu’ils transportaient.

L’exposition retrace un volet passionnant de l’histoire des sciences, des voyages et de la curiosité humaine. La botanique est révélatrice de la richesse des interactions scientifiques entre le Canada et la France, cinq siècles durant.

Bâtir, se nourrir, guérir; les plantes étaient à la base de la vie. Utilisées pour « chasser les mauvaises humeurs » ou même pour la magie comme la mystérieuse mandragore, elles avaient une grande valeur et certaines étaient très précieuses et recherchées. Pourtant, il a été longtemps très difficile de transporter les plantes au-delà des mers car durant les deux à trois mois de traversée de l’Atlantique, les plantes, comme l’équipage, souffraient de la soif et du manque d’eau douce. Dans l’espace réduit d’un bateau, les
caisses de plantes étaient souvent reléguées sur le pont et soumises aux intempéries.

De nombreux personnages célèbres, botanises, militaires et religieux ont permis d’en apprendre davantage sur les ressources naturelles du Nouveau Monde et ont ainsi facilité l’installation d’une population venue d’Europe, où l’érable à sucre et les trois sœurs (maïs, courge et haricot) étaient inconnus.

Au XVIIIe siècle, le marquis Roland-Michel Barrin de la Galissonière est le premier à réaliser de vastes échanges floristiques entre les deux continents. Avec Duhamel du Monceau, ils rédigent le premier manuel d’instruction destiné aux marins et voyageurs qui « veulent transporter des Plantes ou des Graines ou d’autres curiosités naturelles, d’un endroit à un autre fort éloigné ».

Mandaté par Louis XVI, le botaniste André Michaux a envoyé plus de 60 000 plantes et 90 caisses de graines en France. Son fils, François-André, marque une étape fondamentale dans la connaissance de la flore nord-américaine avec son ouvrage « Histoire des arbres forestiers de l’Amérique septentrionale ».

Des plantes ont aussi contribué pleinement à l’histoire de la Nouvelle-France comme « l’anedda », probablement du cèdre blanc, qui a guéri l’équipage de Jacques Cartier du scorbut qui les décimait, ou le ginseng canadien (Panax quinquefolius L.) déjà connu des Autochtones. Découvert par un missionnaire en 1716, il devint rapidement le produit le plus exporté
après la fourrure.

Les herbiers dont la plupart ont été constitués aux XIXe siècle, représentent aujourd’hui une richesse inestimable qui témoigne de la biodiversité et de son évolution. Ils sont plus que jamais d’actualité à une époque où un tiers des espèces végétales d’Amérique du Nord sont menacées d’extinction.

Au XVIIIe siècle, les médecins Michel Sarrazin et Jean-François Gaultier, herboristes, font des expérimentations, compilent des données et entretiennent une correspondance suivie avec des membres de l’Académie royale des sciences de Paris. Ils ont multiplié les envois de spécimens en France.

Le Musée du Château Ramezay
280 rue Notre-Dame est,
à deux pas de la Place Jacques-Cartier
et face à l’hôtel de ville.

Renseignements : 861-3708

http://www.chateauramezay.qc.ca