Art et culture
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Jusqu’au 4 février 2006
Matinée les samedis à 16 h

Adaptation et mise en scène du roman de Romain Gary par André Melançon

« J’ai été formé par le regard d’une femme, moi, je veux bien et j’en redemande. » Romain Gary.

Au moment où janvier fige Montréal dans la glace, ESPACE GO nous offre un ticket à destination des mers chaudes. Les deux pieds dans le sable de Big Sur, le narrateur amorce son récit et la célèbre plage américaine se transforme en une vaste scène qui fait revivre une page de l’Histoire du XXe à travers le courage d’une femme en marche vers une Terre de justice où élever son fils.

« …où les plus belles histoires du monde arrivent vraiment; où tous les hommes sont libres et égaux »

Depuis son enfance sur les routes de l’exil jusqu’à la Libération, conduit par une mère à la confiance inébranlable, l’écrivain Romain Gary se raconte.

Gary jongle avec les décors de sa Russie natale, la Lituanie, la Pologne, et, enfin, Nice, où flottent des parfums de Méditerranée. En bon illusionniste, il recrée les dialogues avec tous ces gens qui ont croisé son chemin et surtout avec Nina, qui ne voit rien de moins chez son garçon, qu’un nouveau Yehudi Menuhin, un Nijinski, …Victor Hugo !

Voilà le tour de force que la remarquable adaptation de LA PROMESSE DE L’AUBE par André Melançon réussit : faire apparaître sous nos yeux le monde de Romain Gary à travers la parole généreuse de cet immense romancier.

« …Ma mère avait du talent et je ne m’en suis jamais remis. »

LA PROMESSE DE L’AUBE est plus un retour d’ascenseur qu’une autobiographie classique. Gary traînait depuis longtemps dans ses bagages cette promesse faite à sa mère de lui rendre un jour l’hommage qu’elle méritait. Dans LA PROMESSE DE L’AUBE, elle tient le premier rôle d’un voyage dans le temps, chargé d’amour, d’humilité et de reconnaissance. Sans cette femme qu’aucun coup du destin n’a réussi à affaiblir, jamais Romain Gary n’aurait trouvé la force de s’insérer dans le monde, de devenir un homme… et d’écrire.

LA PROMESSE DE L’AUBE VUE PAR ANDRÉ MELANÇON
André Melançon a su extraire l’essence du roman pour faire vivre devant nous un Gary complexe, fascinant et fragile. Sa mise en scène donne un accès direct aux paroles de Nina, aux questions de l’enfant, du pilote de guerre à la recherche de lui-même. Autour de lui, le narrateur voit graviter des personnages qui incarnent, dans des tableaux colorés, des souvenirs nets dont il comprend de mieux en mieux le caractère quasi prophétique. Car Nina, Gary à 6 ou à 22 ans, Adèle ou Monsieur Zaremba ont bien été des «personnages», des humains plus grands que nature, qui parcouraient l’existence avec une lucidité aussi enchanteresse que dépourvue de toute arrogance. Ils apparaissent sur scène aux côtés du narrateur et on assiste en observateur privilégié à la touchante rencontre d’un homme avec ce qu’il a été, avec ce qu’il est devenu. Les tableaux sont d’autant plus justes qu’ils sont tracés par la plume d’un Gary qui n’a plus rien à se prouver et qui, fait rare, ne cherche pas à régler ses comptes avec une humanité qu’il respecte. Ce sont toutes ces subtiles beautés, et les fatalités aussi, qu’André Melançon et les comédiens qui l’entourent parviennent à illustrer. On ressort émus par ce récit, les lèvres amusées et les yeux éblouis par autant d’admiration pour une mère qui sut élever si haut dans l’esprit de son fils l’honneur d’être un homme.

LA PROMESSE DE L’AUBE s’anime à l’ESPACE GO pour 24 représentations, du 10 janvier au 4 février 2006. Et pour chausser les souliers d’aussi grandes pointures, ESPACE GO se réjouit de pouvoir compter sur une distribution dont l’expérience et l’aplomb permettent de ficeler parfaitement un spectacle où les défis d’interprétations sont nombreux. Aux Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Andrée Lachapelle, Sharon Ibgui, Paul Savoie, se joignent en alternance Gabriel Favreau et Aliocha Schneider, qui font résonner avec justesse la voix du jeune Roman Kacew.

LA PROMESSE DE L’AUBE
TEXTE de Romain Gary
ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE d’André Melançon

AVEC Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Sharon Ibgui, Andrée Lachapelle, Paul Savoie, Gabriel Favreau / Aliocha Schneider

Assistance à la mise en scène et régie : Manon Bouchard
Scénographie : Guillaume Lord
Lumières : Éric Champoux
Costumes : Ginette Noiseux
Musique : Catherine Gadouas
Accessoires : Normand Blais
Maquillage : Jacques-Lee Pelletier

À l’ESPACE GO
4890, boulevard Saint-Laurent (métro Laurier)

Tarif régulier : 28 $ taxes incluses

Billetterie : (514) 845-4890 Admission : (514) 790-1245 1-800-361-4595 ou sur le site…ou

Billetterie d’ESPACE GO : Du mardi au samedi, de 12 h à 20 h Fermée les dimanches et lundis