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Le mercredi 15 novembre 2006, 20 h

Laissez-vous envoûter par la musique de Tchaïkovski et Prokofiev!

L’Orchestre Symphonique de Laval vous transporte au cœur de la Russie romantique de ces deux grands maîtres! Leur musique passionnée et fougueuse prendra vie sous la baguette d’Alexis Hauser, chef de renommée internationale. Pour l’occasion, l’OSL recevra également la vedette montante de la scène classique internationale, la violoniste torontoise Judy Kang. Énergique et lumineuse, la jeune virtuose saura mettre en valeur l’âme même de la musique russe : le violon.

Le concert La Russie romantique sera présenté le mercredi 15 novembre à 20 h à la salle André-Mathieu et sera précédé dès 19 h 15 d’une conférence d’avant concert, une occasion unique d’échanger avec notre chef invité Alexis Hauser.

Alexis Hauser, chef d’orchestre

L’OSL est honoré d’accueillir pour la première fois à son pupitre le réputé chef d’orchestre et violoncelliste Alexis Hauser. Diplômé avec distinction de l’Université de musique de Vienne, où il est né ; élève de Hans Swarowsky, Franco Ferrara et Herbert von Karajan, il a connu depuis ses débuts en 1973 un parcours fulgurant. En 1974, il participe au célèbre Festival de musique de Tanglewood et remporte le prestigieux prix de direction musicale Koussevitzky de l’Orchestre symphonique de Boston. Dès lors, sa carrière internationale prend son envol et il dirige plusieurs orchestres de grande réputation, notamment l’Orchestre symphonique de Vienne, le Radio Philharmonic de Berlin et le Tchaïkovski Symphony de Moscou. Connu du grand public canadien, Alexis Hauser a dirigé pendant sept ans l’Orchestra London et il est, depuis 2001, le directeur artistique de l’Orchestre symphonique de McGill. Pédagogue de renom, Alexis Hauser est également reconnu internationalement pour son dévouement à la musique contemporaine.

Judy Kang, violoniste

Judy Kang n’a que dix ans quand elle enflamme pour la première fois critique et public lors d’une prestation avec l’Orchestre du Centre national des Arts. À 17 ans, elle décroche un baccalauréat du Curtis Institute of Music, ce qui fait d’elle l’une des plus jeunes diplômées de l’histoire de cet institut. Elle obtient également une maîtrise de la Juilliard School à 19 ans. Malgré son jeune âge, elle a joué avec les plus grands orchestres et ensembles canadiens et étrangers. Son talent exceptionnel l’a notamment menée au prestigieux Carnegie Hall de New York, où elle a été louée par la critique. Chambriste passionnée, elle se produit aussi en récital et travaille avec des compositeurs réputés, dont Pierre Boulez. Son répertoire compte des œuvres qui exigent une virtuosité époustouflante, ce qui lui a permis de remporter de nombreux prix dont, tout récemment, le prêt du violon Baumgartner Stradivarius de 1689, dans le cadre du concours de la Banque d’instruments de musique du Conseil des Arts du Canada. Soulignons qu’elle a déjà enregistré un album avec l’Orchestre Symphonique de Laval sur lequel elle a magnifiquement rendu les œuvres de Jean Sibelius. Lors du concert, elle interprètera le Concerto pour violon et orchestre de Prokofiev.

La Russie romantique

Le romantisme russe se nourrit de thèmes inspirés de la nature, de la vie et de l’histoire nationale. Si les œuvres de Tchaïkovski représentent sans conteste l’apogée de la musique romantique russe du XIXe siècle, les oeuvres de Prokofiev, comme Roméo et Juliette ou Cendrillon participent, quant à elles, à son renouveau au XXe siècle.

Au programme

Sergueï Sergueïevitch PROKOFIEV (1891-1953)
Symphonie no 1 en ré majeur, dite « Classique » (op. 25)
Allegro, Larghetto, Gavotte, Final

Le langage musical de Prokofiev, d’une grande âpreté harmonique et rythmique, s’inscrit parfaitement dans les esthétiques symboliste et futuriste qui dominent l’époque. Au fil des années et au gré des pérégrinations de l’artiste, son œuvre subit d’importants changements. De retour en Russie au début des années 30, à l’époque la plus sombre des purges staliniennes, il devient l’un des compositeurs officiels du gouvernement, et dès lors son style se fait de moins en moins audacieux. Composée en 1917, la Symphonie n° 1 est surnommée Symphonie classique en raison de ses nombreuses inspirations classiques, dont la structure et l’orchestration. Alors que la Première Guerre Mondiale fait rage, Prokofiev travaille à sa symphonie sans instruments de musique, composant de mémoire et se donnant pour but de faire revivre l’esprit des symphonies de Haydn.

Sergueï Sergueïevitch PROKOFIEV (1891-1953)
Concerto pour violon et orchestre no 2, en sol mineur (op. 63)
Allegro Moderato, Andante, Allegro Ben Marcato

Créé en 1935, le Concerto pour violon et orchestre no 2 étonne et envoûte par son lyrisme. Revenu en Russie, Prokofiev abandonne les composantes modernistes de son art pour faire une place importante à sa sensibilité et à l’émotion. Pour ce concerto, Prokofiev impose aux solistes de nombreuses prouesses qui, si elles ne révolutionnent pas l’esthétique du violon, réussissent néanmoins à rénover la technique de l’instrument. Le mouvement lent est considéré par plusieurs comme un des moments les plus généreusement mélodiques qu’ait écrit Prokofiev.

ENTRACTE

José Evangelista (1943 – )
Symphonie minute
Envol, Mélopée, Combat, Presto Chromatique

Né en Espagne, José Evangelista émigre au Québec en 1969, où il étudie la composition avec André Prévost et Bruce Mather. Écrivant autant pour de petits ensembles que pour l’orchestre, il puise son inspiration à même une vision très large de la tradition et greffe à ses origines espagnoles l’influence du gamelan indonésien et de l’avant-garde occidentale. Ses oeuvres ont été jouées sur tous les continents par des ensembles prestigieux tels que l’Ensemble Modern de Francfort, le Nieuw Ensemble d’Amsterdam, Music Projects de Londres et I Musici de Montréal. Sa Symphonie minute, une courte pièce de sept minutes, tire profit de la forme symphonique traditionnelle.

Au programme
Piotr Ilitch TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
Sérénade pour cordes, en ut majeur (op. 48)
Pezzo in forma di Sonatina, Valse, Élégie, Final, Tema russo

Tchaïkovski compte aujourd’hui parmi les compositeurs les plus célèbres et il est, à n’en pas douter, le compositeur russe le plus populaire. Son œuvre est inspirée à la fois du répertoire classique occidental et de la tradition russe représentée, entre autres, par le Groupe des Cinq. Véritable romantique russe, il révèle sa très grande sensibilité à travers des œuvres fortes bénéficiant d’une orchestration riche et variée. Composée en 1880, alors que sa réputation est considérable en Russie et que son nom commence à circuler à l’étranger, sa Sérénade pour cordes en ut majeur, op. 48 est l’une des plus célèbres sérénades qui soient. Tchaïkovski s’est inspiré des sérénades et divertissements du XVIIIe siècle viennois, mais plus encore des sinfonias italiennes des écoles vénitienne et milanaise. Notons que le premier mouvement est un hommage à Mozart.
Conférence d’avant concert : dès 19 h 15

À la salle André-Mathieu
475, boul. de l’Avenir, Laval

Billetterie de la salle André-Mathieu : (450) 667-2040 ou
en ligne sur le site
ou via le Réseau admission : (514) 790-1245 ou sur le site

Hydro Québec est partenaire de la série les Grands Concerts de l’Orchestre symphonique de Laval.