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LES 18 / 20 & 22 SEPTEMBRE 2012

crédit photo: Yves Renaud
La traviata
de Giuseppe Verdi
à l’Opéra de Montréal

CRITIQUE

Verdi s’est inspiré du roman La Dame aux camélias , d’Alexandre Dumas fils, publié en 1848, pour créer La Traviata.

Violetta, jeune, belle et intelligente est courtisane et tient un salon que visitent artistes et vieux monsieurs distingués. Elle serait sans le sou si ce n’était de la générosité de ses bienfaiteurs qui trouvent chez elle de nombreux plaisirs. Mais l’amour frappe à sa porte et elle ouvre grand son coeur au bel Alfredo. Ils quittent la vie folle de Paris et se retirent à la campagne où ils vivent heureux. L’opprobre des bien-pensants de la société empêche toutefois Giorgio Germont, le père d’Alfredo, de marier sa fille et il vient alors réclamer à Violetta de quitter Alfredo. Généreuse, elle acquiesce à sa requête. Se sachant mourante de la tuberculose, elle le prie seulement d’assurer Alfredo de son amour. Sans le sou, Violetta retourne à Paris où elle revoit Alfredo qui lui lance l’argent qu’il vient de gagner à la table de jeu. Une insulte publique que le vieux Germont n’accepte pas. Il semonce son fils qui finira par retrouver Violetta alors qu’elle se meurt.

L’Opéra de Montréal a choisi de transposer l’action dans les années 1920.

Pour tout décor des murs à colonnes imposantes. Un superbe lustre crée l’ambiance d’un salon chic et quand Violetta déménage à la campagne c’est une fenêtre avec vue sur un jardin à la française qui campe l’action.

Les costumes sont d’époque. Violetta est toute mince dans une élégante robe blanche. Les dames sont fort joliment vêtues dans de belles robes longues tandis que les hommes portent l’habit de soirée.

Violetta, interprétée par Myrto Papatanastiu, chante de forts beaux airs en solo. Elle chante également de beaux duos avec Alfredo quand ils se déclarent leur amour mais le plus émouvant est celui qu’elle chante avec Giorgio Germont, le père d’Alfredo.

Le choeur des gitans et le choeur des matadors font de belles apparitions, vivantes et colorées, dans cet opéra. Les gitans chantent en s’accompagnant de tambourins tandis que les matadors jouent de la cape et miment l’art d’affronter le taureau.

L’Orchestre métropolitain sous la direction de Fabrizio Maria Carminati a mis en valeur la si belle musique de Giuseppe Verdi. Un plaisir à réentendre.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

À la Salle Wilfrid-Pelletier
de la Place des Arts

BILLETS

À l’unité à partir de 51 $ ; abonnements à partir de 157 $
18-30 ans : 30$ le billet avec un minimum de 2 opéras.

Billetterie : OdM (514) 985-2258 operademontreal
ou PdA 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 laplacedesarts

INFO : (514) 985-2258 ou operademontreal.com.

18 h 30 : PréOpéra est une introduction dynamique et conviviale au spectacle d’une durée de 30 minutes. Animée par le musicologue Pierre Vachon (Ph.D.), cette rencontre se veut une incursion au cœur de l’oeuvre présentée, sa musique, son histoire, le livret et ses symboles, les artistes du spectacle. En français avec un bref résumé en anglais.
Au Piano Nobile de la salle Wilfrid-Pelletier. – Coût: 5$

Prochain rendez-vous : Le vaisseau fantôme de Wagner
Keri-Lynn Wilson dirige l’Orchestre Métropolitain
10.13.15.17 novembre 2012, 19 h 30
Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts