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L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL
ET DECCA
RENOUVELLENT LEUR PARTENARIAT HISTORIQUE
AVEC LE LANCEMENT, LE 4 MARS 2016,
DE L’ENREGISTREMENT INTÉGRAL DE L’AIGLON,
UNE PREMIÈRE MONDIALE

Kent Nagano et l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) renouvellent leur partenariat historique avec la maison Decca à l’occasion du lancement, le 4 mars 2016, du premier enregistrement intégral de L’Aiglon d’Arthur Honegger et de Jacques Ibert sur Decca/Universal Music Classics.

« Kent Nagano est le chef tout indiqué pour tempérer la sentimentalité et la grandiloquence tout en prêtant attention aux solistes. Son approche était pleine de dignité et de sensibilité. […] L’orchestre a joué en s’attachant aux moindres détails et la longue valse de l’acte III était tout simplement délicieuse. » – Opera News, mars 2015

Decca et l’Orchestre symphonique de Montréal, partenaires privilégiés dans l’industrie du disque, feront les délices des amateurs d’opéra avec la présentation du premier enregistrement intégral de L’Aiglon. Lancé en mars 2016 sous la forme d’un coffret double, il marquera le début d’un contrat portant sur plusieurs albums et qui vise à enrichir la discographie de l’OSM chez Decca, un corpus déjà couronné de nombreux prix. L’Aiglon d’Arthur Honegger et de Jacques Ibert prend vie grâce à une distribution exceptionnelle composée de chanteurs et de chanteuses francophones, tous réunis sous la baguette de Kent Nagano, directeur musical de l’OSM depuis 2006 et dont la critique ne cesse de vanter les mérites. C’est en mars 2015 que le drame lyrique en cinq actes a été enregistré, à l’occasion de sa première nord-américaine donnée à la Maison symphonique de Montréal, nouvelle résidence de l’orchestre.

Kent Nagano accueille très favorablement le retour de Decca à Montréal : « L’OSM se réjouit de pouvoir relancer son partenariat avec Decca grâce à cet enregistrement historique qui fait renaître un opéra de premier plan, rarement chanté, issu de la tradition lyrique française. Le projet est né de l’idée qu’à l’opéra, la langue et particulièrement le style français constituent une tradition, laquelle mérite d’être célébrée et préservée pour les générations futures. L’Aiglon d’Honegger et d’Ibert est un exemple peu commun de collaboration entre deux compositeurs français d’envergure en vue de présenter un épisode fascinant de l’histoire de leur pays. En effet, si les exploits du célèbre Napoléon Bonaparte sont bien connus, la vie de son fils reste dans l’ombre. Un premier enregistrement complet de l’œuvre permet de mettre au jour son sujet et sa musique et de faire valoir sa pertinence auprès du public au 21e siècle. »

Le catalogue existant de l’Orchestre chez Decca comprend près de 80 albums, dont certains trésors sortis de l’époque de l’enregistrement digital, comme Daphnis et Chloé de Ravel, Les Troyens de Berlioz qui avait été couronné d’un Grammy, de même que des interprétations d’œuvres de Debussy, Falla, Respighi et Stravinsky acclamées par la critique.

L’Aiglon est basé sur une pièce de théâtre d’Edmond Rostand datant de 1900, originalement écrite pour Sarah Bernhardt dans le rôle-titre. L’intrigue se situe dans les années de formation à Vienne de Napoléon II, duc de Reichstadt, fils et successeur de Napoléon, et elle explore son rôle comme pion du chancelier autrichien, le prince Metternich, sur l’échiquier politique. Honegger et Ibert hésitaient à s’investir dans le projet, mais ils auraient changé d’idée un jour que la voiture dans laquelle ils voyageaient ensemble est tombée en panne. Leur musique, accessible quoique raffinée sur le plan technique, a été très bien accueillie à l’époque de la première production de l’œuvre par l’Opéra de Monte-Carlo, en mars 1937.

Le drame musical d’Honegger et d’Ibert, une forme d’opérette, n’avait jamais été enregistré dans sa version intégrale. L’album de l’Orchestre symphonique de Montréal met en vedette onze rôles principaux, avec notamment la soprano belge Anne-Catherine Gillet dans l’Aiglon, duc de Reichstadt, le baryton québécois Étienne Dupuis dans Metternich et le baryton français Marc Barrard dans le dévoué valet du duc, Séraphin Flambeau.

Peu après le lancement de L’Aiglon, maestro Nagano et l’Orchestre symphonique de Montréal, en compagnie des solistes Maria João Pires et Daniil Trifonov, entreprendront une tournée de dix concerts aux États-Unis (du 14 au 25 mars) qui les mènera sur les scènes du Carnegie Hall à New York, du Boston Symphony Hall et du Kennedy Center à Washington D. C.

L’Orchestre symphonique de Montréal tient à remercier la Ville de Montréal pour son généreux soutien.

L’Orchestre symphonique de Montréal est présenté par Hydro‐Québec.