Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Sons ->

Les 17 mars, 19 et 21 mars 2015, 20 h


présenté à l’OSM
L’Aiglon est un opéra unique en son genre. Il est le résultat de la collaboration de deux importants compositeurs français du 20e siècle : Arthur Honegger et Jacques Ibert, qui en ont chacun écrit une partie (les actes II, III et IV pour Honegger, les actes I et V pour Ibert). Le livret de cet « opéra à quatre mains » est une version abrégée de la pièce L’Aiglon d’Edmond Rostand (à qui l’on doit Cyrano de Bergerac), dont le sujet profondément politique résonne encore aujourd’hui malgré qu’il ait été créé en 1937, quatre ans après la prise de pouvoir d’Hitler et deux ans avant l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale.

L’Aiglon, c’est une histoire d’empire et de conquêtes; c’est aussi l’histoire d’un rêve avorté, celui du fils de Napoléon qui espère – en vain – reprendre le flambeau de son père. Depuis l’abdication de Napoléon, celui que les Français surnomment l’Aiglon vit à la cour de Vienne avec sa mère, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche. Malgré son titre autrichien de Duc de Reichstadt, il continue à rêver à la France, patrie qu’il a à peine connue. Il est donc aussitôt séduit par une conspiration visant à le remettre sur le trône; mais la conspiration échoue, et l’Aiglon, les ailes brisées, meurt de n’avoir pas pu accomplir sa destinée.

La pièce de théâtre dont s’inspire l’opéra, a été présentée pour la première fois au Théâtre Sarah-Bernhardt de Paris en mars 1900 avec Sarah Bernhardt dans le rôle-titre.

Placé sous la direction de Kent Nagano et mis en espace par Daniel Roussel, le concert met en vedette la soprano belge Anne-Catherine Gillet dans le rôle de l’Aiglon et le baryton Marc Barrard dans celui de Séraphin Flambeau, son aide de camp. Exclusivement canadienne, le reste de la distribution comprend les barytons Étienne Dupuis et Philippe Sly, les ténors Pascal Charbonneau, Isaiah Bell et Tyler Duncan, les sopranos Marianne Fiset, Kimy McLaren et Julie Boulianne. Andrew Megill dirige le Chœur de l’OSM. Une occasion unique de découvrir cette œuvre peu jouée, présentée en première nord-américaine, et qui fera l’objet d’un enregistrement.

Causerie préconcert à 19 h.
Animateur : Georges Nicholson
À la Maison Symphonique
1600 rue Saint-Urbain

Billetterie osm