Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Lumières ->

Le mardi 21 novembre 2006 à 19 h 30

LE BLASPHÈME A UNE HISTOIRE

avec René Hardy, historien et professeur émérite à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Sacrer est grave, blasphémer est péché mortel. Blasphémer, c’est dire maudit en avant des sacres. La morale intervient dans la division des niveaux de gravité du « sacrage ».

La notion de péché dépend du sacreur, elle n’est ni claire, ni précise. Jurer n’est pas sacrer.

Le sacre des Québécois francophones, celui qui s’inspire du vocabulaire de la sacristie, est aujourd’hui devenu une banale habitude langagière. Lors de son apparition dans les milieux populaires au milieu du XIXe siècle, il scandalisa au point que les tribunaux réintroduisirent la peine de prison contre les blasphémateurs. Mais cette rigueur des lois n’a pu durer longtemps, car le nouveau blasphème se propagea à grande vitesse. Et la volonté des évêques de l’endiguer eut peu de succès, malgré sa condamnation, en 1886, comme l’un « des péchés capitaux des canadiens ».

L’historien René Hardy retrace l’évolution des formes de blasphèmes depuis le Régime français. Il expose une chronologie de sa diffusion et les tentatives de l’endiguer, pour finalement l’interpréter comme une protestation contre le pouvoir religieux qui s’impose après l’échec des Rébellions de 1837-1838.

Au salon Marguerite-Bourgeoys
Restaurant Magnan
2602, rue Saint-Patrick
angle des rues Charlevoix et Saint-Patrick,
près du métro Charlevoix.

Droits d’entrée : 12 $ et 8 $ pour les Amis de la Maison Saint-Gabriel (Ces prix incluent les taxes.)
Réservations obligatoires au (514) 935-8136