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Il y a plusieurs années, deux semaines avant Noël, je m’affairais fébrilement à décorer la maison. On sonne à ma porte et vu l’heure tardive, je m’interroge… Puis rapidement, ma curiosité l’emporte. J’ouvre.

Une dame dans la quarantaine, complètement affolée, me demande de téléphoner à quelqu’un qu’elle connaît. La méfiance s’installe en grande… Je lui dis que je vais téléphoner aux policiers puisqu’elle s’est fait voler sa voiture. Raisonnement rapide: «Je suis tombée sur une fêlée!». On ne vole pas une voiture sur une rue tranquille à 9 heures le soir.

Toujours méfiante, je prépare un café pour la dame. Les policiers arrivent et voici l’histoire qu’elle déballe:

Devant chez moi, une voiture de police banalisée lui a fait des signaux de phares et son conducteur l’a sommée d’arrêter. Une fois immobilisée, un grand gaillard lui a demandé son permis de conduire qu’il a aussitôt vérifié. Il lui a aussi dit qu’elle avait eu un accrochage dans un centre commercial tout près et que son pare-chocs arrière en portait la marque. La dame stupéfaite est sortie de sa voiture, laissant le moteur tourner.

Et vlan, le grand jeu! Le gaillard, «format policier» s’est installé dans le siège du conducteur. Pendant que la dame inquiète s’empressait de vérifier la preuve de l’accrochage, la voiture s’est éloignée d’elle pour de bon. La voiture banalisée a fait marche arrière à toute allure et est disparue dans une rue transversale.

Fini! Bye bye la voiture, les cadeaux de Noël, les clés de la maison. Une vraie histoire qui ne tient pas debout mais qui est pourtant vraie!

Les policiers en civil doivent porter sur eux une carte d’identité avec photo (style permis de conduire) ou bien un insigne d’identification. Alors, un petit conseil: soyez certain de l’identité de votre interlocuteur. Ne laissez pas un escroc gâcher votre Noël.