Art et culture
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Samedi 25 août, de 10 h à 20 h
Dimanche 26 août, de 10 h à 18 h

L’Union des producteurs agricole présente

Le Marché public de Pointe-à-Callière, dans l’ambiance du 18e siècle/
14e édition

Sur la place Royale et aux abords du Musée
ÉVÉNEMENT GRATUIT

Pour sa quatorzième édition, Le Marché public de Pointe-à-Callière dans l’ambiance du 18e siècle propose, les samedi 25 et dimanche 26 août, un retour aux sources afin de vivre une journée de marché au cœur de la Nouvelle-France. Un marché aux airs festifs qui présente aliments et produits comme à l’époque et qui revisite la réalité des occupants sous le Régime français.

Retour en arrière : à Montréal, c’est la place Royale, où se déroule l’activité de Pointe-à-Callière, qui a constitué la première place du marché et où le commerce a débuté dès 1676. On trouvait de tout au marché et dans les boutiques avoisinantes. Le marché avait lieu deux fois par semaine et les gens étaient tenus de se rendre au marché pour faire la vente de leurs produits. Aussi, comme la place du marché constituait, suivant la tradition européenne, la principale place publique de la ville, c’est là que l’huissier faisait lecture des ordonnances, et que paysans, commerçants, cabaretiers, ouvriers, voyageurs, soldats, matelots, nobles, bourgeois et fonctionnaires se côtoyaient pour vendre et acheter, tout en échangeant nouvelles et potins… C’est là encore que musiciens ambulants, amuseurs publics et artisans faisaient d’une journée au marché un vrai plaisir!

Plus de 330 ans plus tard, si les nombreux marchés publics de Montréal ont la cote auprès des métropolitains, seul Pointe-à-Callière est en mesure d’offrir un voyage au cœur de ce qu’était le tout premier marché à Montréal.

Produits et denrées de l’époque

En flânant parmi les nombreux étals du Marché public de Pointe-à-Callière, les visiteurs pourront déguster produits et denrées caractéristiques du 18e siècle, faire leur marché comme à l’époque, et s’approvisionner en produits divers : gelée de fruits sauvages, truffes au chocolat, produits de l’érable, terrines et rillettes de wapiti, fromages, fines herbes, galettes de sarrasin, marinades de têtes de violon, hydromel, alcool de fruits, cidre, savons artisanaux, sans oublier la fameuse bière d’épinette de Pointe-à-Callière.

Cette année, le Marché proposera en plus du vin, du miel, de la moutarde, de la gomme de sapin, de l’huile d’olive (à cette époque, importée de France), des canneberges, des cerises de terre, le melon de Montréal, des plantes médicinales, des produits de chanvre, des bleuets, des confitures de petits fruits et des vinaigres aromatisés.

Les produits vendus aux étals du marché ont fait l’objet de recherches rigoureuses, afin de s’assurer qu’ils étaient bel et bien communs à la Nouvelle-France de l’époque. Toutefois, ces produits sont aujourd’hui vendus selon les normes sanitaires actuelles.

Une fin de semaine riche en animation

Dans un effort de respect des faits historiques, les producteurs agricoles tout comme les artisans, musiciens et animateurs sur place revêtent des costumes et offrent des animations qui respectent l’ambiance du 18e siècle.

Le volet animation s’en trouve enrichi : conteurs, musiciens et artisans offrent des démonstrations de leur savoir-faire. Une centaine de personnages d’époque ainsi que deux régiments militaires vont établir leurs quartiers à Pointe-à-Callière et animer avec verve la place publique durant tout le week-end.

Plusieurs activités du Marché public sont destinées aux tout-petits qui auront la chance de se costumer à la mode de la Nouvelle-France, jouer à des jeux d’époque comme les pinnes et les dames et faire la parade avec le sergent recruteur.

Nouveautés

Le Marché public amène son lot de nouveautés chaque année. Tout d’abord, L’herbe à dinde, un conte de l’UPA, un conte du terroir pour petits et grands, sera présenté sur la scène du Château de Callière le samedi, 25 août à 12 h 30, 14 h, 16 h 30 et 18 h et le dimanche, 26 août à 13 h, 14 h et 15 h 30. Dans ce conte inédit, créé spécialement pour le Marché public, le conteur professionnel Éric Michaud, mieux connu sous le nom de son personnage Ubert Sanspré, raconte l’histoire de Jean-Baptiste. Le cultivateur, amoureux de sa terre, voit sa vie paisible troublée à l’arrivée d’un nouveau seigneur dans son patelin.

Aussi, cet été, le campement amérindien abritera une famille algonquienne élargie qui fera des démonstrations de perlage, de mocassins de cuir, et de vannerie de foin d’odeur. On y racontera l’histoire des peuples autochtones, leur apport aux marchés de l’époque et dans des missions autour de Montréal. Le public sera aussi invité à la danse.

Autre nouveauté, les visiteurs pourront mettre leurs talents calligraphiques à rude épreuve lors d’un atelier d’écriture à la plume d’oie. Cette activité, à laquelle les enfants sont aussi invités à participer, est offerte en collaboration avec le Musée du Château Ramezay.

Zone contemporaine

Le Marché public propose aussi une zone contemporaine appelée Mémoire de Nouvelle-France, où les curieux peuvent essayer de retracer leurs origines et reprendre contact avec des traditions françaises gardées vivantes depuis plus de deux siècles. Plusieurs partenaires du Musée sont invités à partager avec les visiteurs leur savoir historique, archéologique et généalogique. La Société généalogique canadienne-française, Terres en vues, Archéo-Québec et plusieurs familles souches du Québec seront présentes dans cette section ainsi que des artisans qui perpétuent des traditions de la Nouvelle-France dont la lutherie et la création de meubles et de jouets.

Une invitation à découvrir l’archéologie

Le grand public est invité à se familiariser avec l’archéologie grâce à deux activités spéciales présentées pendant Le Marché public de Pointe-à-Callière dans l’ambiance du 18e siècle : La ville sous la ville et Archéologues en herbe.

La ville sous la ville est une animation archéologique qui permet de découvrir le premier centre-ville de Montréal. Appuyés par les plus récentes découvertes de l’École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière, des archéologues présentent la ville fortifiée, la première place du Marché et son quartier des affaires ainsi que la résidence du gouverneur. L’histoire de Montréal est ici racontée à l’aide de traces archéologiques liées au développement de l’ancien centre-ville.

Pour les plus jeunes, Archéologues en herbe est une rare occasion d’en apprendre un peu plus sur le métier d’archéologue. Dans un espace de découvertes, les jeunes participent à une simulation de fouilles en compagnie d’un guide-animateur archéologue. Leur mission est de mettre au jour les traces liées à différentes périodes de l’histoire de Montréal. Ils retrouvent des objets du quotidien témoignant des occupations successives du site de la pointe à Callière depuis 1000 ans.

Les deux activités se déroulent dans le cadre du Mois de l’archéologie et elles ont lieu en continu le samedi et le dimanche dans la zone contemporaine du Marché.

L’activité culturelle Le Marché public dans l’ambiance du 18e siècle est présentée par l’Union des producteurs agricoles (UPA). Ce projet est réalisé dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal et bénéficie du soutien du Secrétariat aux affaires autochtones. Le Musée remercie également les quotidiens La Presse et The Gazette pour leur participation à la promotion de l’événement.

Le Musée est subventionné par la Ville de Montréal.

Visitez le site du Musée Pointe-à-Callière