Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Sons ->


Le Messie de Handel
CRITIQUE

Hier soir, l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal présentait Le Messie de Handel à l’église Saint-Jean-Baptiste.

En tout début de programme lorsque le ténor entamait un récitatif, un bébé s’est mis à pleurer dans la salle, assez fort pour presque couvrir sa voix. Difficile de commencer une soirée de la sorte. Cet imprévu a semblé intimider Philippe Gagné dont la voix manquait alors d’intensité. Il a par la suite totalement retrouvé son aplomb et livré ses récitatifs avec force. La belle voix d’Alexandre Sylvestre, baryton-basse, agréable comme toujours, nous entretenait avec la puissance qu’on lui connaît.

Nathalie Paulin, soprano, a une fort belle voix, à la fois souple et puissante. La voix de Noëlla Huet, alto, est riche et presque coquine. Elle chante avec un plaisir évident qu’elle nous communique. L’une portait une longue robe rouge vif, l’autre, en long aussi, un corsage mat et jupe de taffetas noir découpés par un gros ceinturon rouge framboise.

La même couleur rouge framboise, utilisée dans un éclairage projeté tantôt sur les dorures du pourtour du chœur, tantôt sur les quatre colonnes de marbre situées au centre du chœur, ajoutait un élément théâtral spectaculaire au concert.

Le Grand Chœur de Montréal est composé de choristes non professionnels mais rien dans leur performance ne nous le laissait deviner. Ils ont chanté parfaitement sous la direction de leur fondateur, Martin Dagenais.

Le Messie de Handel, un incontournable du temps des Fêtes et toujours un plaisir à entendre.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément